samedi 21 avril 2018

Conférence de presse assemblée des blessés 19 Avril 2018




L'assemblée des blessés par la police a tenu une conférence de presse le jeudi 19 avril  devant la préfecture de Nantes, avec des soignants présents à Nantes et sur la ZAD. Depuis le 9 avril, début des expulsions sur la zone, nous comptabilisons plus de 300 blessés, dont de nombreux gravement.
Ci-joint :
- Le livret récapitulant les armes utilisées et les blessures causées
- Une photo de l'action menée : un dépôt devant la préfecture des grenades tirées sur la ZAD.
- Un premier retour de Ouest-France sur l'action.

mercredi 4 avril 2018

Nantes "fab-lab" de la répression policière


Observatoire nantais des libertés
Communiqué
Nantes, le 3 avril 2018

 

Respecter le droit de manifester

 

L'Observatoire nantais des libertés est présent aux différentes manifestations afin de regarder l'exercice du droit de manifester.

 

Une manifestation avait lieu ce samedi 31 mars à Nantes, dernier jour de la trêve hivernale, à l'appel parallèle de différentes organisations associatives et syndicales, de personnes et de deux collectifs : une Assemblée du 31 mars et un Collectif logement. La manifestation partie de Commerce a parcouru Miroir d'eau, rues Henri IV et Sully, Préfecture, cours des Cinquante Otages et Olivier De Clisson.

 

Comme c'est le cas pour différentes manifestations depuis plusieurs mois, celle-ci a été très fortement encadrée par deux rangs de policiers casqués avec boucliers, certains matraque en main ; une nouvelle fois, l'hélicoptère de la gendarmerie était présent. 

 

Les organisateurs avaient annoncé que le parcours se terminait devant l'ancienne maison de retraite occupée rue Maurice Sibille - Ouest-France et Presse-Océan 29 mars.

Lorsque pour y aller la manifestation a emprunté la rue Kervégan, la police a empêché par la force de l'emprunter en donnant des coups et arrachant au passage des banderoles et un pied de biche géant en carton transportés par des manifestants. La police a lancé des grenades lacrymogènes et la manifestation été refoulée à la croisée des trams. Des manifestants ont alors voulu passer par le Cours Franklin Roosevelt toujours pour aller rue Maurice Sibille. De nouveau, la police a lancé des grenades lacrymogènes. Des personnes allées à la rencontre de la police ont appris que celle-ci avait décidé que la manifestation n'avait pas le droit de se rendre rue Maurice Sibille et devait se disloquer place du Bouffay.
Il apparaît alors que la police n'a pas pris contact avec les organisateurs avant ou au moment de la manifestation pour dire que le lieu annoncé de fin de manifestation n'était pas autorisé. Il n'est pas acceptable que police et Préfecture décident par la force du lieu de dispersion d'une manifestation plutôt que par la concertation.

Plus tard, en fin d'après-midi, alors que des personnes s'étaient regroupées tranquillement devant l'ancienne maison de retraite, la police s'est postée aux deux côtés de la rue et est de nouveau intervenue en lançant au moins une grenade de désencerclement.

L'Observatoire nantais des libertés considère que dans ces deux situations, la police n'a pas accompli sa mission de manière proportionnée et adaptée. La Préfecture a une double mission de maintien de l'ordre public : protéger les personnes - y compris les manifestants - et les biens et faire respecter les libertés dont le droit de manifester. L'Observatoire nantais des libertés demande que la police accomplisse cette mission de service public de manière proportionnée et adaptée.
 
Ces situations font écho à d'autres, comme celle de policiers contre des lycéens rassemblés devant le lycée Jean Perrin à Rezé pour en bloquer l'entrée le 22 mars au matin : des lycéens ont été frappés à coup de matraque sans qu'aucun heurt préalable n'ait pu être constaté.

Par ailleurs, il a été rapporté à l'issue de la manifestation de samedi et la presse en a parlé ce jour qu'un jeune migrant a été pris dans une voiture et malmené par plusieurs personnes non identifiées. II a porté plainte et la lumière doit être faite sur cette affaire.

L'Observatoire nantais des libertés avec les associations Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l'Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l'Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l'Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse. ONL@rezocitoyen.net

vendredi 9 mars 2018

[Bordeaux - 17 mars 2018] Journée internationale contre les violences policières

 ​« Mur contre l’oubli »
Hommage aux victimes de violences policières
Bordeaux – Samedi 17 mars 2018

13h30 – Place Camille Julian

 
Respirez plus fort
que le souffle du bourreau

A toutes les victimes de la police au dessus des lois
soumises aux contrôles d’identité abusifs - asphyxiées - insultées - mutilées - électrocutées - contrôlées au faciès - gardées à vue abusivement - matraquées - étouffées - battues à mort - abattues par balles - fouillées systématiquement noyées - violées - tasées - meurtries par Flash-Ball - humiliées - politique du chiffre - politiques sécuritaires - délits d’outrage et de rébellion surexploités - falsifications ou disparitions de preuves - mises en danger ou tuées par des courses poursuites - dépouillées - menacées par des tirs à balles réelles - suicidées par les matons - pratiques policières meurtrières - crimes racistes - impunités policières - mépris des familles ... il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de l'état d'urgence
discrimination - ciblage des musulmans - perquisitions administratives massives, disproportionnées et non motivées - forces de l’ordre cagoulées - interventions traumatisantes devant des enfants - ouverture par la force de la porte sans justification - usage de la contrainte ou atteinte aux biens disproportionnés - refus d’accès à des lieux publics - licenciements - perte des habilitations professionnelles - mise en isolement de détenus - assignations restreignant la liberté d’aller et venir - régime très lourd de pointage et de main- tien à domicile - assignations sur notes blanches - contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires - fouilles de bagages et visites de véhicules massivement utilisées - gravité des atteintes aux libertés - interdiction de manifester ou de se réunir (IMR) - interdictions de séjour pour les manifestants - utilisations assumées de l’état d’urgence pour maintenir l’ordre - port d’armes permanent pour les policiers - mesures permanentes restrictives des libertés - suspension de l’état de droit ... iil faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de la répression des manifestant-es-s
blessées - mutilées - brûlées - gazées - matraquées - nassées - pourchassées - frappées à terre - plaquées au sol - menacées - estropiées par Flash-Ball - contrôlées - touchées par tir tendu de grenade lacrymo. - menottées et frappées au visage - touchées par projectile - mises en joue - interpellées - humi- liées en garde à vue - délits d’outrage et de rébellion surexploités - empêchées de filmer - non assistées et non exfiltrées - comparutions immédiates - repoussées violemment - passées à tabac - interdites de séjour, de manifester ou de se réunir - emprisonnées - amendes - intimidations et harcèlements judiciai- res - poursuites abusives ... il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de la chasse aux migrant-es-s
traquées - harcelées - chassées - stigmatisées - délit de solidarité - enfermées - emprisonnées sans avoir commis de délit - harcèlement policier - humiliées - parquées - mineurs abandonnés - enfants disparus - droit d’asile remis en cause - exclues - expulsées - reconduites violemment aux frontières - France condamnée plusieurs fois par la CEDH - privées de liberté - fichées - test osseux - centres de rétention anxiogènes et traumatisants - volées - confinées - déshumanisées - couvertures confisquées - victimes de racisme - enfermement croissant des enfants - dignité bafouée - démantèlements violents de camp - stig- matisées - niées dans leur identité et leur expérience - violées - tuées - exploitées - frappées - prostituées - barbelés - sans logement - frontières - barbelés - murs - frontex ... il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de la société de contrôle
réseaux-socialisées - vidéo-surveillées - géo-localisées - fichées - espionnées - fouillées - présumées coupables - manipulées - formatées - loi renseignement - marchandisées - écoutes téléphoniques - IMSI- catcher - autocensure - lanceurs d’alerte réprimés - saisie de données de messagerie électronique - scan- nées - désinformées - flashées - métropolisées - numérisées - piratées - criminalisées - exilées - intercep- tion de correspondances électroniques - smartphones - bracelets électroniques - caméras piétons - FNAEG - drones - prélèvements ADN - disparition du juge d'instruction indépendant - big data - techni- ques intrusives - collectes massives de données - surveillance généralisée - Edward Snowden - algorith- mes - contrôle de la pensée, des corps et du portefeuille - TES - données biométriques - évitement du processus parlementaire - mouchards - objets connectés - Big Brother - instrumentalisation de la peur - identification et contrôle permanents - loi numérique - violation de la vie privé-e... il faut que ça cesse ! 

L’Etat policier, les crimes impunis, les violences, les répressions... Ça commence à se savoir... Il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes 

Solidairement le collectif Contre Les Abus Policiers à vos côtés
C.L.A.P33 - Collectif contre Les Abus Policiers


 
Tract à télécharger sur le site du CLAP




Communiqué du collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33

En solidarité avec le Collectif Opposé aux Brutalités Policières, initiateur il y a 21 ans de ces journées anti-répression à Montréal ;
https://www.cobp.resist.ca/fr/node/7498
https://www.cobp.resist.ca/fr/category/dossiers/15-mars-journ-e-internationale-contre-la-brutalit-polici-re

En solidarité avec la marche contre les violences policières, la chasse aux sans papiers, aux migrant.e.s... à Paris le 17 mars 2018 ;
https://paris.demosphere.eu/rv/58569

En solidarité avec les familles endeuillées qui réclament et vérité et justice avec force et dignité ;
https://www.bastamag.net/Les-policiers-francais-ont-abattu-18-personnes-en-2017

En solidarité avec toute personne frappée, violée, humiliée, mutilée,  insultée, toujours contrôlée, arrêtée arbitrairement, emprisonnée arbitrairement, amendée à l’outrage etc… ;
http://www.sudouest.fr/2017/09/28/le-nombre-de-plaintes-contre-la-police-a-fortement-augmente-en-2016-3815412-4697..php

En solidarité localement et en focus :

- avec les étudiant-e-s matraqué-e-s le 6 mars dernier dans un amphi de la fac de La Victoire ;
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/bordeaux-confrontation-musclee-entre-etudiants-policiers-1436247.html
https://rue89bordeaux.com/2018/03/tensions-coups-matraque-a-luniversite-bordeaux-victoire/

- avec le comité Vérité et Justice pour Adama Traoré 33 ;
https://fr-fr.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

notre collectif rendra hommage à toutes les victimes de violences policières, samedi 17 mars 2018 à Bordeaux.

Nous vous donnons rendez-vous à 13h30, place Camille Julian, pour une action pacifique et non violente : " Le mur contre l’oubli "
https://youtu.be/k7WMUrj2rug

Lire/Imprimer le tract qui sera distribué :
http://data.over-blog-kiwi.com/1/49/06/20/20170310/ob_0daf9c_a-nos-victimes.pdf

Pour porter plainte contre les forces du désordre :
http://clap33.over-blog.com/2018/03/guide-juridique-comment-porter-plainte-contre-la-police.html

Parce qu’il faut qu’ça se sache ! Parce qu'il faut qu'ça cesse !
Le collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33
Le 9 mars 2018
collectif.clap33@gmail.com
http://clap33.over-blog.com/

-- 
collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html






mercredi 14 février 2018

Fusil d'assaut v/s Manif étudiante jeudi 08/02 à Nantes


Courrier des personnels, doctorant-e-s de la fac
par rapport à la présence d'un fusil d'assaut à proximité du campus sciences et des lycées Michelet et Loquidy :
 "Communiqué de presse du personnel de l'université contre la répression du mouvement étudiant.

Protestation contre la présence d'armes de guerre aux abords de la manifestation étudiante du 8 février 2018 à Nantes

 Ce jeudi 8 février après-midi, à Nantes, des étudiants et lycéens au nombre d'environ 600 ont entrepris une nouvelle manifestation contre la réforme des modalités d'accès à l'université. Alors qu'ils défilaient pacifiquement sans constituer la moindre menace pour quiconque, ils ont dû faire face, au niveau de la Faculté des sciences, à un important dispositif policier. Et, comme en témoigne la photographie jointe, certains des CRS en présence étaient équipés de fusils d'assaut.

Rappelons que la dotation en fusils d'assaut des forces de police chargées de l'ordre intérieur a été initiée en 2016 au seul motif "qu'elles pouvaient être amenées à intervenir en premier sur une scène d'attentat, avant l'arrivée des forces d'élite spécialisées". Ce qui ne justifie donc en rien la présence de telles armes dans un dispositif de maintien de l'ordre voué à assurer la sécurité publique aux abord d'une manifestation d'étudiants et de lycéens.

Après les deux précédentes manifestations des 1er et 6 février repoussées par des effectifs policiers dont le volume disproportionné a d'ailleurs été souligné par la presse locale, c'est un nouveau pas particulièrement inquiétant qui a été franchi.

 Au nom du principe selon lequel "Qui ne dit mot consent", nous, enseignants-chercheurs, enseignants, doctorants, personnels de l'Université de Nantes, nous élevons pour condamner fermement la présence d'armes de guerre lors des manifestations de nos usagers étudiants. Nous appelons notre Président, M. Olivier Laboux, à prendre une position publique à ce sujet et à saisir Mme la Préfète des conditions actuelles du maintien de l'ordre autour de nos campus.

 Au motif que manifester est un droit constitutionnel et qu'opposer des armes de guerre à une contestation étudiante nous paraît former une atteinte grave et lourde de conséquences au pacte citoyen, nous appelons également l'ensemble des personnels de l'Université de Nantes à se joindre à un débrayage de protestation sur les lieux de travail le mercredi 14 février, de 8 h à 10 h.

Collectif informel de personnels et doctorants, syndiqués ou non syndiqués, opposés, favorables ou indifférents à la réforme en cours des conditions d'accès à l'université "


Projection du Documentaire « 317 »



Jeudi 22/02 à 20h30, Rezé

Soirée Ciné Débat animé par le Canon Ad Hoc.

Projection du Documentaire « 317 ». Au Canon à Pat, au 51 rue Alsace Lorraine à Rezé.

Nous sommes en novembre 2015. A Paris va se tenir la COP 21 où les « grands » de ce monde vont se réunir et décider des mesures à prendre pour limiter le réchauffement climatique… sans remettre en question le capitalisme et sa logique prédatrice et mortifère. Le gouvernement « socialiste » a prévenu : rien ne doit pouvoir perturber la grand'messe en plein Etat d'urgence. Il interdit la manifestation  prévue le 29 novembre. Malgré cela, plusieurs milliers de personnes  se rassemblent Place de la République. Très rapidement, la situation  dégénère : gaz lacrymogènes, affrontements, encerclement et  arrestation/rafle de 317 manifestants, placés en garde en vue.

C'est à ces militants que ce documentaire donne la parole. Ils nous  parlent de ces heures de tensions d'humiliation, de violence parfois, de l'inquiétude qui envahit les têtes (que puis-je faire une fois que je suis entre leurs mains ?) dont bien peu étaient prêtes à affronter une telle expérience.

Ce documentaire nous aide également à comprendre quelle fonction est  amené à remplir la répression dans la France du 21e siècle, quelle est sa nouvelle philosophie dans une situation marquée par la  délégitimisation de l'État et de la démocratie représentative. Elle ne vise pas seulement à contenir les « éléments radicaux » (casseurs, black blocs… qu'importe leur nom), elle vise à faire peur à toutes et tous en criminalisant celles et ceux qui considèrent que la  contestation sociale s'affirme dans la rue et pas seulement à  l'occasion des scrutins électoraux.

A l'issue de la diffusion, un échange autour de ce sujet aura lieu avec des "ami-e-s du Canon ad hoc"

Entrée libre et gratuite.

 

Le Canon ad hoc est un collectif rezéen qui s'inscrit dans le cadre de l'éducation populaire et se propose de promouvoir le cinéma documentaire, sans exclure d'autres supports et de s'en saisir pour enrichir des débats politiques et sociaux. Les projections-débats et rencontres auront lieu au Canon à Pat, au 51 rue Alsace Lorraine à Rezé.

 

lundi 12 février 2018

Semaine de résistances du 19 au 25 février à Nantes.

 Nantes : du 19 au 25 février, Semaine de Résistances
Demandez le programme !
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Après la victoire du mouvement anti-aéroport, et alors que le gouvernement attaque simultanément les droits sociaux, les étudiants, les exilés : une semaine pour échanger, se rencontrer, s'organiser, agir, faire la fête …

Lundi 19 février :
19H, au Pôle étudiant (arrêt Universités, Ligne de tram 2) : Discussion sur les luttes des exilés, échanges contre les frontières, en présence d'occupant-e-s du Château du Tertre et de membres du Gasprom.
Mardi 20 février :
L'après-midi, rendez-vous devant le tribunal de Nantes en soutien à B., syndicaliste jugé suite au murage symbolique d'une banque HSBC.
A 19H, à la Maison des Syndicats (1 Place de la Gare de l'État) : « bas les masques », retour sur le mouvement social de l'automne 2017, échanges sur les luttes en cours et à venir, en présence des membres du Comité d'Action Nantais, qui regroupes des syndicalistes, des membres du cortège de tête, des occupants de la ZAD, des étudiants …
Mercredi 21 février :
19H, à La Dérive (1, rue du Gué robert, arrêt Moutonnerie ligne 1): soirée contre la Métropole. Après la victoire du mouvement anti-aéroport, regards sur les grands projets d'aménagement urbain à Nantes : Chantenay, Square Daviais, Doulon ... Interventions de divers collectifs impliqués sur les luttes urbaines.
Jeudi 22 février :
19H, à B17 (17 rue Paul Bellamy, arrêt 50 Otages, ligne 2) : La Commune de Nantes : retour sur le mouvement de Mai 68. Quelles perspectives 50 ans plus tard ?
Vendredi 23 février :
19H, au café Le Havre (4 Rue de l'Hermitage, 44100 Nantes) : État d'urgence et antiterrorisme : la mutation de la répression judiciaire. Intervention d'un membre des comités Tarnac, l'affaire doit être jugée en mars prochain.
Samedi 24 février :
15H, Place du Bouffay : Carnaval des luttes, Charivari pour la mairie. Déambulation créative et festive, moquons nous du déploiement policier et des puissants. Amène ton masque, ta musique, tes idées ...
Dimanche 25 février :
A 11H, au mémorial de l'esclavage : départ en ballade historique sur les pas des résistances nantaises.
A partir de 13H, salle de l'Égalité (arrêt Égalité, ligne 1) : discussions, banquet, ateliers …


Invitez vos ami-e-s, venez nombreuses et nombreux !


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samedi 2 décembre 2017

POITIERS – Vous y étiez toutes et tous !



Vous y étiez toutes et tous !

Le comité de soutien aux 10 inculpé-e-s pour avoir envahi un espace SNCF le 19 mai 2016, lors d'une manifestation contre la loi travail, se félicite de la mobilisation qui a réuni plusieurs centaines de personnes ce 17 novembre devant le palais de justice de Poitiers.
Il remercie celles et ceux qui, tout au long des mois qui ont précédé le procès, se sont investis pour que naissent de nombreuses initiatives, tant pour défendre le droit de manifester que pour affirmer des positions anticapitalistes. Merci aussi aux soutiens financiers qui sont venus d'un peu partout.

Malgré le ciblage politique avéré à l'encontre des inculpé-e-s, le procureur a réclamé une peine de 1000 euros pour 8 des prévenu-e-s et de 1500 euros pour les deux autres (peine pouvant être assortie d'un sursis partiel). La SNCF quant à elle réclame 6755,52 € de dommages et intérêts.

Le rendu aura lieu le 21 décembre au palais de justice de Poitiers.

Nous appelons à y être le plus nombreux possible à 13 h.
L'affaire n'est pas terminée, restons mobilisé-e-s pour qu'au-delà de ce procès la dynamique collective qu'il a suscitée s'élargisse et trouve à s'exprimer sur bien d'autres domaines.

Un tournoi de coinche aura lieu le 14 décembre à 18 heures à L'Envers du Bocal (16 ter impasse de la Regratterie, Poitiers).

Le comité de soutien aux 10 de Poitiers
https://soutienpoursuiviespoitiers.noblogs.org/


POITIERS : Nous aussi nous y étions ou nous aurions pu y être !

Le 17 novembre s'est déroulé à Poitiers le procès de dix personnes qui avaient occupé avec des centaines d'autres les voies ferrées, le 19 mai 2016, dans le cadre d'une manifestation contre la loi travail (voir CA d'octobre). Petit retour sur cette journée, avant le délibéré qui sera rendu le 21 décembre.


Il n'est guère ordinaire de sortir d'un procès en se disant qu'on a passé un bon moment, et pourtant c'est (presque, bien sûr !) le sentiment qu'ont pu avoir les prévenu-e-s en quittant la salle d'audience, vers 13 heures, sous les acclamations des quelque 300 personnes venues les soutenir, à l'intérieur comme à l'extérieur du tribunal correctionnel. Ce sentiment était dû à la satisfaction d'avoir réussi à dénoncer le grossier ciblage policier dont ils et elles ont fait l'objet, mais aussi à la solidarité qui se manifeste à leur égard depuis des mois, ainsi qu'à leur propre démarche qui, en étant commune, leur a permis de présenter une défense… offensive, collective et politique.

Une solidarité à maintenir !

L'affluence a été inhabituellement matinale sur la place du palais de la justice car il fallait l'occuper tôt, et pour ce faire arriver en nombre afin de pouvoir installer tables de presse, buvette, barbecue, sono… malgré les nombreux policiers et le regard de la nouvelle caméra placée la veille au soir à l'angle de la cour d'appel.
Depuis septembre, de multiples initiatives ont été prises, notamment par le comité de soutien aux « neuf prévenu-e-s de Poitiers » (qui pour finir étaient dix !), avec comme objectif de faire connaître ce procès : réunion publique, soirée concert, soirée cinéma, blog, pétition… autocollants, affiches, film, émissions de radio… Et d'autres viendront (dont une soirée coinche le 14 décembre) car tout n'est pas terminé – et la solidarité, tant financière que militante, demeure nécessaire.
En effet, si les deux avocats de la défense ont plaidé la relaxe, le procureur a requis – en punition de l'infraction ayant consisté à pénétrer et circuler, « sans autorisation, dans les parties de la gare SNCF non affectées à la circulation publique » – une amende de 1 000 euros pour huit des prévenu-e-s et de 1 500 euros pour les deux autres (avec « sursis partiel » ?). De son côté, la SNCF réclame 6 755,52 euros pour avoir, à « plusieurs ( !) », « envahi sans autorisation les voies ferrées, causant un arrêt total du trafic ferroviaire ». Enfin, l'inculpation pour avoir refusé le prélèvement d'ADN ainsi que les prises d'empreintes et de photos, qui n'a pas été traitée lors du procès en raison d'un vice de forme, pourrait faire l'objet d'un autre procès.

Contre le ciblage policier
et la politique antisociale du gouvernement, toujours !

Ce procès n'en a pas moins été pour les dix prévenu-e-s l'occasion de démontrer le ciblage politique opéré par la police à leur encontre.
Ainsi, à la question de la « mise en danger d'autrui » qu'aurait représentée selon le procureur le fait de circuler sur des voies ferrées électrifiées, il a été répondu que, d'après le dossier d'instruction, la police, informée de l'action projetée – en solidarité avec les cheminots alors en grève au niveau national depuis trois jours –, en avait averti la SNCF dès le matin du 19 mai 2016, et que l'électricité avait été coupée avant que 400 à 600 manifestant-e-s y pénètrent.
Cette action a été réalisée avec succès pendant près de deux heures, et s'est déroulée jusqu'à la fin sans dégradations ni interpellations : c'est seulement trois semaines plus tard que des convocations au commissariat ont commencé à arriver à certains domiciles, sur plainte de la SNCF. Là encore, le dossier d'instruction a permis d'éclairer le choix de ces domiciles, car un officier de police y explique sans fard : « Compte tenu du nombre très important de manifestants ayant envahi les voies ferrées le 19 mai 2016, ciblons aux fins d'identification le groupe ayant refusé de les quitter à 17 heures et s'y étant maintenu jusqu'aux environs de 17 h 30, groupe essentiellement sans affiliation syndicale (aucun drapeau de ces organisations) et émanant prioritairement de la mouvance d'extrême gauche locale. Procédons dès lors au visionnage des vidéos enregistrées par les effectifs entre 17 heures et 17 h 30. Constatons que plusieurs individus bien connus de nos services sont parfaitement identifiables. »
Ainsi, d'après la police, un groupe – qui serait les dix inculpé-e-s – serait resté jusqu'à la fin de l'action et, pour cette raison, il en serait responsable. L'infraction commise n'aurait donc pas tant été d'avoir occupé les voies que, pour ce groupe, d'y avoir séjourné quelques minutes de plus que le gros des troupes ? Voilà qui était piquant – mais qui a été démenti tant par le constat de l'huissier qu'a envoyé sur les lieux la SNCF que par le procès-verbal d'un autre officier de police : non seulement les manifestant-e-s ont été en nombre sur les rails jusqu'à la fin, mais tout le monde en est reparti volontairement avant une sommation de la police.
De ce fait, à l'inverse de ce qu'elle affirme, celle-ci n'a pas visionné les dernières vidéos qu'elle avait prises parce que c'était plus « pratique » pour elle d'identifier les quelques « retardataires » : si elle est parvenue à tirer de ces vidéos le portrait de certaines personnes parmi bien d'autres, elle pouvait le faire également avec celles portant sur le début de l'action, où se sont exprimé-e-s au mégaphone les responsables de l'intersyndicale, qui avait appelé à la manifestation.
Enfin, les « individus bien connus » de ses services ne se réduisent évidemment pas aux dix prévenu-e-s : ce jour-là étaient présent-e-s les militant-e-s des diverses sensibilités politiques opposées à la loi travail. La police a donc bel et bien opéré un tri parmi les manifestant-e-s de façon à cibler ceux qu'elle voulait voir inculper – des militant-e-s (dont deux de l'OCL et deux de Solidaires) appartenant aux milieux anticapitalistes et/ou libertaires – milieux stigmatisés par les pouvoirs publics poitevins depuis les bris de vitrines et graffitis réalisés lors d'une manifestation anticarcérale, le 10 octobre 2009, au centre-ville de Poitiers.
C'est pourquoi, en recevant tour à tour une convocation au commissariat, ces militant-e-s anticapitalistes et libertaires avaient décidé de ne répondre à aucune question de la police, d'assumer publiquement leur participation à l'action du 19 mai 2016 et de dénoncer les poursuites engagées à leur encontre comme étant une atteinte à la liberté d'expression, voire d'opinion.
Espérons à présent que la dynamique collective suscitée par ce procès va s'élargir et trouver à s'exprimer sur bien d'autres terrains que l'antirépression.

Vanina

http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2002
Solidarité financière : chèques à l'ordre d'Acratie, avec mention « Soutien aux dix prévenu-e-s de Poitiers », à adresser à : L'Essart, 86310 La Bussière.

mercredi 11 octobre 2017

[C.L.A.P33] Dernière sommation

Communiqué du collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33)
Le 11 Octobre 2017

Bonjour,
 
Le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) suspend pour un temps indéterminé ses activités (tous les détails ci-dessous).
 
Nous invitons les victimes de violences policières qui cherchent conseils et soutien en vue de se défendre sur le plan juridique à se rendre ICI. Vous y trouverez toutes les démarches à entreprendre.

Vous trouverez ici informations et conseils pour les Garde A Vue et manifestation.
 
Par ailleurs, vous pouvez aussi contacter m., victime et membre du collectif,  pour échanges et conseils à l'adresse mail :
orchestre.poetique.bx@gmail. com
 
Elle  reste disponible comme personne ressource pour témoignage, débats, partage d'analyses sur l'Etat policier et la société de contrôle.
 
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DERNIÈRE SOMMATION

 
C.L.A.P. 33
Le 15 mai 2009 à Bordeaux, nous individu-e-s libres et autonomes, ayant renoncé dans ce cadre à leurs étiquettes politiques, syndicales et associatives, nous sommes constitué-e-s en collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) en solidarité à Myriam E. (m.), victime de coups et blessures et à toutes les victimes de violences et d'abus de pouvoir émanant des forces de l'ordre.
 
 
1ère sommation
2017, nous prenons le courage de la lucidité face à un grave et crasse constat que nul ne peut plus ignorer, s'il use un tant soit peu de la plus mesurée de ses libertés individuelles ou collectives.
 
Nul-lle ne peut plus ignorer les abus, violences et crimes policiers.
Nul-lle ne peut plus ignorer les victimes de toutes les formes de répression et d'oppression.
Nul-lle ne peut plus ignorer les technologies qui nous manipulent, nous contrôlent et nous privent d'autonomie.
Nul-lle ne peut plus ignorer que nous vivons sous une forme nouvelle de dictature silencieuse, participative et consentie mais toujours totalitaire.
 
Après presque 10 ans, issu-e-s de métissage de ces nuls-lles, à ce jour :
nous constatons la radicalisation de la police au service d'un état autoritaire ;
nous n'oublions pas les vies volées, les victimes de violences et crimes policiers ;
nous partageons la douleur de deuils dus à une politique raciste, ségrégationniste et systémique d'une France malade de ses passé et  présent coloniaux ;
nous sommes détenus en état d'urgence permanent, prolongement d'une forme acceptable d'un état policier décomplexé ;
nous observons la fabrication d'un ennemi intérieur et  nous nous demandons à quel moment nous serons nous-mêmes désignés comme cet ennemi ;
nous savons que l'état est à la botte de la filière économique « Sécurité » et que les politiques sécuritaires sont les leviers d'un marché juteux en pleine croissance ;
nous voyons lentement mais sûrement les juges dépossédés de leur pouvoir judiciaire parce que celui-ci est détourné au profit du pouvoir exécutif ;
nous expérimentons les faibles capacités de résistance et d'actions des personnes ordinaires face à la domination des technologies de surveillance globale mais désormais légalisées ;
nous pouvons témoigner d'un instant T violent et significatif de la société de contrôle ;
cibles et marchandises, nous éprouvons ses formes multiples qui aboutissent à notre criminalisation, notre exclusion, la confiscation de la justice et de nos libertés, la militarisation et la privatisation de nos espaces publics.
 
Sans Sommation
Nous suspendons pour un temps indéterminé cette expérience collective totalement horizontale, libre et créative.

Dans la bonne humeur, tout en n'oubliant pas la gravité de l'engagement qui nous réunissait, nous avons échangé nos idées et éprouvé notre vigilance face aux tentatives (mal)habiles de l'Etat Policier de légitimer son existence et ses actes.

Nous avons veillé, partagé et par là, alerté les individu-e-s sur les multiples formes d'oppressions, de contrôle et de domination.

Nous avons témoigné de la surveillance et de la répression dont font l'objet celleux  qui les refusent et les dénoncent publiquement.

Nous avons animé localement des actions concrètes et non violentes pour rendre hommage aux victimes assassinées, blessées, emprisonnées, condamnées, harcelées, stigmatisées... par la police et la justice et pour dénoncer la violence et le racisme d'État.

Nous avons créé des outils pour aider les victimes, pour diffuser leur parole, mis en ligne plus de 7000 articles concernant autant les violences policières que les lois liberticides qui ont jalonnées les huit années d'existence de notre collectif.

Avec les moyens du bord, nos actions se sont inscrites dans une dynamique locale, nationale mais aussi internationale.

Nous saluons nos camarades québécois qui nous ont donné l'idée  d'organiser en France les journées du mois de mars contre les violences policières.

S'il existe à Bordeaux  une volonté de poursuivre nos actions, nous serions heureux de partager notre expérience et notre réseau.

Nous nous autoriserons aussi réactiver notre collectif si nous sentons la nécessité de se servir de cet outil et des champs d'actions et de réflexions qu'il offre.
 
Dernière sommation !
Notre pire ennemi reste la résignation

Riches de cette expérience collective, nous sommes toujours attaché-e-s à ne pas jouer le jeu de l'acceptation silencieuse et passive. Cet engagement se manifestera sous de nouvelles formes, là où nous continuerons d'interroger et d'éprouver notre liberté.
 
« Créer c'est résister, résister c'est créer », nous sommes persuadés que chacun-e de vous peut trouver en lui les ressources pour incarner cet héritage et même l'énergie de le vivre collectivement.

Tant de lieux attendent d'être habités sans mot d'ordre par votre intelligence et votre imagination.
 
Nous encourageons les familles de personnes décédées, les victimes, leurs proches et leurs soutiens à s'organiser et à s'exprimer.
 
Nous saluons solidairement tous les collectifs, associations, individus qui aujourd'hui savent et font. Vous êtes légitimes.

Nous saluons solidairement tous les lieux qui nous ont accueillis, toutes les mains tendues et saisies. Vous êtes précieux.
 
Merci à tous ceux qui ont contribué à enrichir et animer le C.L.A.P.33 dans le respect des modalités que nous avons toujours défendues : la non-violence, la bienveillance, la juste colère.
 
Crimes policiers, Répression : il faut qu'ça cesse !
 
Nous n'oublierons pas que le 19 mars 2009 !
 
Pour votre sécurité, retrouvez votre humanité.

Merci de faire suivre dans vos réseaux.

Le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33)
http://clap33.over-blog.com/

Notre manifeste
https://www.scribd.com/document/361318832/Manifeste-du-collectif-Contre-Les-Abus-Policiers-de-Bordeaux-C-L-A-P33
 
Respirez plus fort que le souffle du bourreau
https://www.scribd.com/document/361312996/Respirez-plus-fort-que-le-souffle-du-bourreau-A-Nos-Victimes

Victime : les démarches
https://fr.scribd.com/document/82651632/Mini-Guide-Juridique

Conseils manifestation/Garde A vue
https://www.scribd.com/document/361312488/Conseils-Garde-A-Vue-Manifestation

Le cas m.
http://soutien-m.over-blog.com/de-l-oppression-%C3%A0-la-r%C3%A9pression-m.-dans-l-oeil-du-viseur

Nos vidéos
https://www.youtube.com/playlist?list=PLB-kKjZPEBpV_heuZuWvwn_7e3qGhBnmD

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collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html

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