mercredi 14 février 2018

Fusil d'assaut v/s Manif étudiante jeudi 08/02 à Nantes


Courrier des personnels, doctorant-e-s de la fac
par rapport à la présence d'un fusil d'assaut à proximité du campus sciences et des lycées Michelet et Loquidy :
 "Communiqué de presse du personnel de l'université contre la répression du mouvement étudiant.

Protestation contre la présence d'armes de guerre aux abords de la manifestation étudiante du 8 février 2018 à Nantes

 Ce jeudi 8 février après-midi, à Nantes, des étudiants et lycéens au nombre d'environ 600 ont entrepris une nouvelle manifestation contre la réforme des modalités d'accès à l'université. Alors qu'ils défilaient pacifiquement sans constituer la moindre menace pour quiconque, ils ont dû faire face, au niveau de la Faculté des sciences, à un important dispositif policier. Et, comme en témoigne la photographie jointe, certains des CRS en présence étaient équipés de fusils d'assaut.

Rappelons que la dotation en fusils d'assaut des forces de police chargées de l'ordre intérieur a été initiée en 2016 au seul motif "qu'elles pouvaient être amenées à intervenir en premier sur une scène d'attentat, avant l'arrivée des forces d'élite spécialisées". Ce qui ne justifie donc en rien la présence de telles armes dans un dispositif de maintien de l'ordre voué à assurer la sécurité publique aux abord d'une manifestation d'étudiants et de lycéens.

Après les deux précédentes manifestations des 1er et 6 février repoussées par des effectifs policiers dont le volume disproportionné a d'ailleurs été souligné par la presse locale, c'est un nouveau pas particulièrement inquiétant qui a été franchi.

 Au nom du principe selon lequel "Qui ne dit mot consent", nous, enseignants-chercheurs, enseignants, doctorants, personnels de l'Université de Nantes, nous élevons pour condamner fermement la présence d'armes de guerre lors des manifestations de nos usagers étudiants. Nous appelons notre Président, M. Olivier Laboux, à prendre une position publique à ce sujet et à saisir Mme la Préfète des conditions actuelles du maintien de l'ordre autour de nos campus.

 Au motif que manifester est un droit constitutionnel et qu'opposer des armes de guerre à une contestation étudiante nous paraît former une atteinte grave et lourde de conséquences au pacte citoyen, nous appelons également l'ensemble des personnels de l'Université de Nantes à se joindre à un débrayage de protestation sur les lieux de travail le mercredi 14 février, de 8 h à 10 h.

Collectif informel de personnels et doctorants, syndiqués ou non syndiqués, opposés, favorables ou indifférents à la réforme en cours des conditions d'accès à l'université "


Projection du Documentaire « 317 »



Jeudi 22/02 à 20h30, Rezé

Soirée Ciné Débat animé par le Canon Ad Hoc.

Projection du Documentaire « 317 ». Au Canon à Pat, au 51 rue Alsace Lorraine à Rezé.

Nous sommes en novembre 2015. A Paris va se tenir la COP 21 où les « grands » de ce monde vont se réunir et décider des mesures à prendre pour limiter le réchauffement climatique… sans remettre en question le capitalisme et sa logique prédatrice et mortifère. Le gouvernement « socialiste » a prévenu : rien ne doit pouvoir perturber la grand'messe en plein Etat d'urgence. Il interdit la manifestation  prévue le 29 novembre. Malgré cela, plusieurs milliers de personnes  se rassemblent Place de la République. Très rapidement, la situation  dégénère : gaz lacrymogènes, affrontements, encerclement et  arrestation/rafle de 317 manifestants, placés en garde en vue.

C'est à ces militants que ce documentaire donne la parole. Ils nous  parlent de ces heures de tensions d'humiliation, de violence parfois, de l'inquiétude qui envahit les têtes (que puis-je faire une fois que je suis entre leurs mains ?) dont bien peu étaient prêtes à affronter une telle expérience.

Ce documentaire nous aide également à comprendre quelle fonction est  amené à remplir la répression dans la France du 21e siècle, quelle est sa nouvelle philosophie dans une situation marquée par la  délégitimisation de l'État et de la démocratie représentative. Elle ne vise pas seulement à contenir les « éléments radicaux » (casseurs, black blocs… qu'importe leur nom), elle vise à faire peur à toutes et tous en criminalisant celles et ceux qui considèrent que la  contestation sociale s'affirme dans la rue et pas seulement à  l'occasion des scrutins électoraux.

A l'issue de la diffusion, un échange autour de ce sujet aura lieu avec des "ami-e-s du Canon ad hoc"

Entrée libre et gratuite.

 

Le Canon ad hoc est un collectif rezéen qui s'inscrit dans le cadre de l'éducation populaire et se propose de promouvoir le cinéma documentaire, sans exclure d'autres supports et de s'en saisir pour enrichir des débats politiques et sociaux. Les projections-débats et rencontres auront lieu au Canon à Pat, au 51 rue Alsace Lorraine à Rezé.

 

lundi 12 février 2018

Semaine de résistances du 19 au 25 février à Nantes.

 Nantes : du 19 au 25 février, Semaine de Résistances
Demandez le programme !
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Après la victoire du mouvement anti-aéroport, et alors que le gouvernement attaque simultanément les droits sociaux, les étudiants, les exilés : une semaine pour échanger, se rencontrer, s'organiser, agir, faire la fête …

Lundi 19 février :
19H, au Pôle étudiant (arrêt Universités, Ligne de tram 2) : Discussion sur les luttes des exilés, échanges contre les frontières, en présence d'occupant-e-s du Château du Tertre et de membres du Gasprom.
Mardi 20 février :
L'après-midi, rendez-vous devant le tribunal de Nantes en soutien à B., syndicaliste jugé suite au murage symbolique d'une banque HSBC.
A 19H, à la Maison des Syndicats (1 Place de la Gare de l'État) : « bas les masques », retour sur le mouvement social de l'automne 2017, échanges sur les luttes en cours et à venir, en présence des membres du Comité d'Action Nantais, qui regroupes des syndicalistes, des membres du cortège de tête, des occupants de la ZAD, des étudiants …
Mercredi 21 février :
19H, à La Dérive (1, rue du Gué robert, arrêt Moutonnerie ligne 1): soirée contre la Métropole. Après la victoire du mouvement anti-aéroport, regards sur les grands projets d'aménagement urbain à Nantes : Chantenay, Square Daviais, Doulon ... Interventions de divers collectifs impliqués sur les luttes urbaines.
Jeudi 22 février :
19H, à B17 (17 rue Paul Bellamy, arrêt 50 Otages, ligne 2) : La Commune de Nantes : retour sur le mouvement de Mai 68. Quelles perspectives 50 ans plus tard ?
Vendredi 23 février :
19H, au café Le Havre (4 Rue de l'Hermitage, 44100 Nantes) : État d'urgence et antiterrorisme : la mutation de la répression judiciaire. Intervention d'un membre des comités Tarnac, l'affaire doit être jugée en mars prochain.
Samedi 24 février :
15H, Place du Bouffay : Carnaval des luttes, Charivari pour la mairie. Déambulation créative et festive, moquons nous du déploiement policier et des puissants. Amène ton masque, ta musique, tes idées ...
Dimanche 25 février :
A 11H, au mémorial de l'esclavage : départ en ballade historique sur les pas des résistances nantaises.
A partir de 13H, salle de l'Égalité (arrêt Égalité, ligne 1) : discussions, banquet, ateliers …


Invitez vos ami-e-s, venez nombreuses et nombreux !


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samedi 2 décembre 2017

POITIERS – Vous y étiez toutes et tous !



Vous y étiez toutes et tous !

Le comité de soutien aux 10 inculpé-e-s pour avoir envahi un espace SNCF le 19 mai 2016, lors d'une manifestation contre la loi travail, se félicite de la mobilisation qui a réuni plusieurs centaines de personnes ce 17 novembre devant le palais de justice de Poitiers.
Il remercie celles et ceux qui, tout au long des mois qui ont précédé le procès, se sont investis pour que naissent de nombreuses initiatives, tant pour défendre le droit de manifester que pour affirmer des positions anticapitalistes. Merci aussi aux soutiens financiers qui sont venus d'un peu partout.

Malgré le ciblage politique avéré à l'encontre des inculpé-e-s, le procureur a réclamé une peine de 1000 euros pour 8 des prévenu-e-s et de 1500 euros pour les deux autres (peine pouvant être assortie d'un sursis partiel). La SNCF quant à elle réclame 6755,52 € de dommages et intérêts.

Le rendu aura lieu le 21 décembre au palais de justice de Poitiers.

Nous appelons à y être le plus nombreux possible à 13 h.
L'affaire n'est pas terminée, restons mobilisé-e-s pour qu'au-delà de ce procès la dynamique collective qu'il a suscitée s'élargisse et trouve à s'exprimer sur bien d'autres domaines.

Un tournoi de coinche aura lieu le 14 décembre à 18 heures à L'Envers du Bocal (16 ter impasse de la Regratterie, Poitiers).

Le comité de soutien aux 10 de Poitiers
https://soutienpoursuiviespoitiers.noblogs.org/


POITIERS : Nous aussi nous y étions ou nous aurions pu y être !

Le 17 novembre s'est déroulé à Poitiers le procès de dix personnes qui avaient occupé avec des centaines d'autres les voies ferrées, le 19 mai 2016, dans le cadre d'une manifestation contre la loi travail (voir CA d'octobre). Petit retour sur cette journée, avant le délibéré qui sera rendu le 21 décembre.


Il n'est guère ordinaire de sortir d'un procès en se disant qu'on a passé un bon moment, et pourtant c'est (presque, bien sûr !) le sentiment qu'ont pu avoir les prévenu-e-s en quittant la salle d'audience, vers 13 heures, sous les acclamations des quelque 300 personnes venues les soutenir, à l'intérieur comme à l'extérieur du tribunal correctionnel. Ce sentiment était dû à la satisfaction d'avoir réussi à dénoncer le grossier ciblage policier dont ils et elles ont fait l'objet, mais aussi à la solidarité qui se manifeste à leur égard depuis des mois, ainsi qu'à leur propre démarche qui, en étant commune, leur a permis de présenter une défense… offensive, collective et politique.

Une solidarité à maintenir !

L'affluence a été inhabituellement matinale sur la place du palais de la justice car il fallait l'occuper tôt, et pour ce faire arriver en nombre afin de pouvoir installer tables de presse, buvette, barbecue, sono… malgré les nombreux policiers et le regard de la nouvelle caméra placée la veille au soir à l'angle de la cour d'appel.
Depuis septembre, de multiples initiatives ont été prises, notamment par le comité de soutien aux « neuf prévenu-e-s de Poitiers » (qui pour finir étaient dix !), avec comme objectif de faire connaître ce procès : réunion publique, soirée concert, soirée cinéma, blog, pétition… autocollants, affiches, film, émissions de radio… Et d'autres viendront (dont une soirée coinche le 14 décembre) car tout n'est pas terminé – et la solidarité, tant financière que militante, demeure nécessaire.
En effet, si les deux avocats de la défense ont plaidé la relaxe, le procureur a requis – en punition de l'infraction ayant consisté à pénétrer et circuler, « sans autorisation, dans les parties de la gare SNCF non affectées à la circulation publique » – une amende de 1 000 euros pour huit des prévenu-e-s et de 1 500 euros pour les deux autres (avec « sursis partiel » ?). De son côté, la SNCF réclame 6 755,52 euros pour avoir, à « plusieurs ( !) », « envahi sans autorisation les voies ferrées, causant un arrêt total du trafic ferroviaire ». Enfin, l'inculpation pour avoir refusé le prélèvement d'ADN ainsi que les prises d'empreintes et de photos, qui n'a pas été traitée lors du procès en raison d'un vice de forme, pourrait faire l'objet d'un autre procès.

Contre le ciblage policier
et la politique antisociale du gouvernement, toujours !

Ce procès n'en a pas moins été pour les dix prévenu-e-s l'occasion de démontrer le ciblage politique opéré par la police à leur encontre.
Ainsi, à la question de la « mise en danger d'autrui » qu'aurait représentée selon le procureur le fait de circuler sur des voies ferrées électrifiées, il a été répondu que, d'après le dossier d'instruction, la police, informée de l'action projetée – en solidarité avec les cheminots alors en grève au niveau national depuis trois jours –, en avait averti la SNCF dès le matin du 19 mai 2016, et que l'électricité avait été coupée avant que 400 à 600 manifestant-e-s y pénètrent.
Cette action a été réalisée avec succès pendant près de deux heures, et s'est déroulée jusqu'à la fin sans dégradations ni interpellations : c'est seulement trois semaines plus tard que des convocations au commissariat ont commencé à arriver à certains domiciles, sur plainte de la SNCF. Là encore, le dossier d'instruction a permis d'éclairer le choix de ces domiciles, car un officier de police y explique sans fard : « Compte tenu du nombre très important de manifestants ayant envahi les voies ferrées le 19 mai 2016, ciblons aux fins d'identification le groupe ayant refusé de les quitter à 17 heures et s'y étant maintenu jusqu'aux environs de 17 h 30, groupe essentiellement sans affiliation syndicale (aucun drapeau de ces organisations) et émanant prioritairement de la mouvance d'extrême gauche locale. Procédons dès lors au visionnage des vidéos enregistrées par les effectifs entre 17 heures et 17 h 30. Constatons que plusieurs individus bien connus de nos services sont parfaitement identifiables. »
Ainsi, d'après la police, un groupe – qui serait les dix inculpé-e-s – serait resté jusqu'à la fin de l'action et, pour cette raison, il en serait responsable. L'infraction commise n'aurait donc pas tant été d'avoir occupé les voies que, pour ce groupe, d'y avoir séjourné quelques minutes de plus que le gros des troupes ? Voilà qui était piquant – mais qui a été démenti tant par le constat de l'huissier qu'a envoyé sur les lieux la SNCF que par le procès-verbal d'un autre officier de police : non seulement les manifestant-e-s ont été en nombre sur les rails jusqu'à la fin, mais tout le monde en est reparti volontairement avant une sommation de la police.
De ce fait, à l'inverse de ce qu'elle affirme, celle-ci n'a pas visionné les dernières vidéos qu'elle avait prises parce que c'était plus « pratique » pour elle d'identifier les quelques « retardataires » : si elle est parvenue à tirer de ces vidéos le portrait de certaines personnes parmi bien d'autres, elle pouvait le faire également avec celles portant sur le début de l'action, où se sont exprimé-e-s au mégaphone les responsables de l'intersyndicale, qui avait appelé à la manifestation.
Enfin, les « individus bien connus » de ses services ne se réduisent évidemment pas aux dix prévenu-e-s : ce jour-là étaient présent-e-s les militant-e-s des diverses sensibilités politiques opposées à la loi travail. La police a donc bel et bien opéré un tri parmi les manifestant-e-s de façon à cibler ceux qu'elle voulait voir inculper – des militant-e-s (dont deux de l'OCL et deux de Solidaires) appartenant aux milieux anticapitalistes et/ou libertaires – milieux stigmatisés par les pouvoirs publics poitevins depuis les bris de vitrines et graffitis réalisés lors d'une manifestation anticarcérale, le 10 octobre 2009, au centre-ville de Poitiers.
C'est pourquoi, en recevant tour à tour une convocation au commissariat, ces militant-e-s anticapitalistes et libertaires avaient décidé de ne répondre à aucune question de la police, d'assumer publiquement leur participation à l'action du 19 mai 2016 et de dénoncer les poursuites engagées à leur encontre comme étant une atteinte à la liberté d'expression, voire d'opinion.
Espérons à présent que la dynamique collective suscitée par ce procès va s'élargir et trouver à s'exprimer sur bien d'autres terrains que l'antirépression.

Vanina

http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2002
Solidarité financière : chèques à l'ordre d'Acratie, avec mention « Soutien aux dix prévenu-e-s de Poitiers », à adresser à : L'Essart, 86310 La Bussière.

mercredi 11 octobre 2017

[C.L.A.P33] Dernière sommation

Communiqué du collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33)
Le 11 Octobre 2017

Bonjour,
 
Le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) suspend pour un temps indéterminé ses activités (tous les détails ci-dessous).
 
Nous invitons les victimes de violences policières qui cherchent conseils et soutien en vue de se défendre sur le plan juridique à se rendre ICI. Vous y trouverez toutes les démarches à entreprendre.

Vous trouverez ici informations et conseils pour les Garde A Vue et manifestation.
 
Par ailleurs, vous pouvez aussi contacter m., victime et membre du collectif,  pour échanges et conseils à l'adresse mail :
orchestre.poetique.bx@gmail. com
 
Elle  reste disponible comme personne ressource pour témoignage, débats, partage d'analyses sur l'Etat policier et la société de contrôle.
 
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DERNIÈRE SOMMATION

 
C.L.A.P. 33
Le 15 mai 2009 à Bordeaux, nous individu-e-s libres et autonomes, ayant renoncé dans ce cadre à leurs étiquettes politiques, syndicales et associatives, nous sommes constitué-e-s en collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) en solidarité à Myriam E. (m.), victime de coups et blessures et à toutes les victimes de violences et d'abus de pouvoir émanant des forces de l'ordre.
 
 
1ère sommation
2017, nous prenons le courage de la lucidité face à un grave et crasse constat que nul ne peut plus ignorer, s'il use un tant soit peu de la plus mesurée de ses libertés individuelles ou collectives.
 
Nul-lle ne peut plus ignorer les abus, violences et crimes policiers.
Nul-lle ne peut plus ignorer les victimes de toutes les formes de répression et d'oppression.
Nul-lle ne peut plus ignorer les technologies qui nous manipulent, nous contrôlent et nous privent d'autonomie.
Nul-lle ne peut plus ignorer que nous vivons sous une forme nouvelle de dictature silencieuse, participative et consentie mais toujours totalitaire.
 
Après presque 10 ans, issu-e-s de métissage de ces nuls-lles, à ce jour :
nous constatons la radicalisation de la police au service d'un état autoritaire ;
nous n'oublions pas les vies volées, les victimes de violences et crimes policiers ;
nous partageons la douleur de deuils dus à une politique raciste, ségrégationniste et systémique d'une France malade de ses passé et  présent coloniaux ;
nous sommes détenus en état d'urgence permanent, prolongement d'une forme acceptable d'un état policier décomplexé ;
nous observons la fabrication d'un ennemi intérieur et  nous nous demandons à quel moment nous serons nous-mêmes désignés comme cet ennemi ;
nous savons que l'état est à la botte de la filière économique « Sécurité » et que les politiques sécuritaires sont les leviers d'un marché juteux en pleine croissance ;
nous voyons lentement mais sûrement les juges dépossédés de leur pouvoir judiciaire parce que celui-ci est détourné au profit du pouvoir exécutif ;
nous expérimentons les faibles capacités de résistance et d'actions des personnes ordinaires face à la domination des technologies de surveillance globale mais désormais légalisées ;
nous pouvons témoigner d'un instant T violent et significatif de la société de contrôle ;
cibles et marchandises, nous éprouvons ses formes multiples qui aboutissent à notre criminalisation, notre exclusion, la confiscation de la justice et de nos libertés, la militarisation et la privatisation de nos espaces publics.
 
Sans Sommation
Nous suspendons pour un temps indéterminé cette expérience collective totalement horizontale, libre et créative.

Dans la bonne humeur, tout en n'oubliant pas la gravité de l'engagement qui nous réunissait, nous avons échangé nos idées et éprouvé notre vigilance face aux tentatives (mal)habiles de l'Etat Policier de légitimer son existence et ses actes.

Nous avons veillé, partagé et par là, alerté les individu-e-s sur les multiples formes d'oppressions, de contrôle et de domination.

Nous avons témoigné de la surveillance et de la répression dont font l'objet celleux  qui les refusent et les dénoncent publiquement.

Nous avons animé localement des actions concrètes et non violentes pour rendre hommage aux victimes assassinées, blessées, emprisonnées, condamnées, harcelées, stigmatisées... par la police et la justice et pour dénoncer la violence et le racisme d'État.

Nous avons créé des outils pour aider les victimes, pour diffuser leur parole, mis en ligne plus de 7000 articles concernant autant les violences policières que les lois liberticides qui ont jalonnées les huit années d'existence de notre collectif.

Avec les moyens du bord, nos actions se sont inscrites dans une dynamique locale, nationale mais aussi internationale.

Nous saluons nos camarades québécois qui nous ont donné l'idée  d'organiser en France les journées du mois de mars contre les violences policières.

S'il existe à Bordeaux  une volonté de poursuivre nos actions, nous serions heureux de partager notre expérience et notre réseau.

Nous nous autoriserons aussi réactiver notre collectif si nous sentons la nécessité de se servir de cet outil et des champs d'actions et de réflexions qu'il offre.
 
Dernière sommation !
Notre pire ennemi reste la résignation

Riches de cette expérience collective, nous sommes toujours attaché-e-s à ne pas jouer le jeu de l'acceptation silencieuse et passive. Cet engagement se manifestera sous de nouvelles formes, là où nous continuerons d'interroger et d'éprouver notre liberté.
 
« Créer c'est résister, résister c'est créer », nous sommes persuadés que chacun-e de vous peut trouver en lui les ressources pour incarner cet héritage et même l'énergie de le vivre collectivement.

Tant de lieux attendent d'être habités sans mot d'ordre par votre intelligence et votre imagination.
 
Nous encourageons les familles de personnes décédées, les victimes, leurs proches et leurs soutiens à s'organiser et à s'exprimer.
 
Nous saluons solidairement tous les collectifs, associations, individus qui aujourd'hui savent et font. Vous êtes légitimes.

Nous saluons solidairement tous les lieux qui nous ont accueillis, toutes les mains tendues et saisies. Vous êtes précieux.
 
Merci à tous ceux qui ont contribué à enrichir et animer le C.L.A.P.33 dans le respect des modalités que nous avons toujours défendues : la non-violence, la bienveillance, la juste colère.
 
Crimes policiers, Répression : il faut qu'ça cesse !
 
Nous n'oublierons pas que le 19 mars 2009 !
 
Pour votre sécurité, retrouvez votre humanité.

Merci de faire suivre dans vos réseaux.

Le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33)
http://clap33.over-blog.com/

Notre manifeste
https://www.scribd.com/document/361318832/Manifeste-du-collectif-Contre-Les-Abus-Policiers-de-Bordeaux-C-L-A-P33
 
Respirez plus fort que le souffle du bourreau
https://www.scribd.com/document/361312996/Respirez-plus-fort-que-le-souffle-du-bourreau-A-Nos-Victimes

Victime : les démarches
https://fr.scribd.com/document/82651632/Mini-Guide-Juridique

Conseils manifestation/Garde A vue
https://www.scribd.com/document/361312488/Conseils-Garde-A-Vue-Manifestation

Le cas m.
http://soutien-m.over-blog.com/de-l-oppression-%C3%A0-la-r%C3%A9pression-m.-dans-l-oeil-du-viseur

Nos vidéos
https://www.youtube.com/playlist?list=PLB-kKjZPEBpV_heuZuWvwn_7e3qGhBnmD

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collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html

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mercredi 27 septembre 2017

Communiqué intersyndical sur la répression de la manif du 21 sept



 
 

 

 
 

Communiqué

La manifestation intersyndicale du jeudi 21 septembre 2017, contre les ordonnances de la loi travail 2 et les politiques publiques antisociales, après un parcours sans problème a été le théâtre de réactions policières disproportionnées.

Afin de proposer une fin de manifestation pacifique et une action collective symbolique, la CGT, Solidaire et l'UNEF avaient prévu de construire un mur devant la permanence de François de Rugy, 4e personnage de l'Etat. L'interpeller est un droit citoyen. 

Ce type d'action a été réalisé de très nombreuses fois sans heurts. Mais le président Macron considère les opposants à sa politique comme des extrêmes, fainéants et cyniques. Et la rue comme un espace non démocratique.

Aussi un cordon de gardes mobiles a empêché le cortège (CGT en tête) de continuer le trajet vers la permanence et a séparé le cortège à l'aide de jets nourris de lacrymogène et grenades de désencerclement, sans sommation préalable.

Après la pagaille, les manifestants restant (1500 environ) se sont rassemblés près du CHU avec calme et détermination. Un mur de 15 m de long a ainsi été érigé, sous le regard des forces de police stoïques.

Des prises de parole ont conclu cette action réalisée dans un esprit bon enfant.

Alors que tout le monde quittait le lieu dans le calme, la police a chargé avec une violence incompréhensible et toujours sans sommation. La BAC s'est encore illustrée, « avec zèle ».

Bilan : deux syndiqués CGT blessés par Flash ball, deux autres interpellés, 8 autres molestés, matraqués et gazés à l'intérieur même du camion de l'union locale sud Loire dont un dangereux militant de 86 ans...

Plus largement, au total, au moins 11 personnes ont été arrêtées, et plusieurs blessés sont à déplorer dont deux touchés au visage par des munitions policières.

Qu'avaient-ils fait sinon exercer leur droit de manifester ?

Les deux syndicalistes de la CGT ont été libérés samedi 23 septembre après deux jours de garde à vue ; ils sont placés sous contrôle judiciaire. Leur procès devrait avoir lieu le 14 décembre.

Cette attaque est un précédent qui marque une tentative policière (et politique ?) pour étouffer la contestation et le mouvement social en devenir. 

Ni « terroristes » comme nous disait Gattaz, ni « extrême gauche » comme nous qualifie certains médias, nous sommes des syndicalistes et opposants pacifiques que l'Etat de droit a le devoir de protéger des dérives policières.

La CGT, Solidaires, l'UNEF de Loire atlantique, ainsi que la FSU, condamnent avec la plus grande fermeté la violence injustifiable des forces de l'ordre contre les manifestants. Ces faits constituent une atteinte au droit démocratique de manifester.

Nantes le 26 septembre 2017


dimanche 3 septembre 2017

Communiqué de l'assemblée -44-des blessé-es par la police



Nantes, 23 août 2017
merci pour votre attention et de bien vouloir publier ce communiqué. 
 
Le 1er juillet 2016, 11 plaintes de manifestants contre la loi "travail" étaient déposées au parquet de Nantes pour " blessure volontaire avec armes par personne dépositaire de l'autorité publique".
Cette atteinte aux personnes est passible d'emprisonnement et d'une lourde amende, que l'on soit fonctionnaire de police ou non.
Un an plus tard, été 2017, le parquet de Nantes ( qui a pourtant fait réaliser l'enquête par l'IGPN, la police des polices), classe 10 plaintes "sans suite" au motif que ces actes ne sont pas punis par la loi (sic) alors qu'évidemment, ils sont prévus par le code pénal... 
Puis la onzième plainte est aussi classée, au motif que les policiers violents, pourtant filmés, s'acharnant sur un manifestant à coup de matraque, n'auraient pas pu être identifiés. (voir conférences de presse, notamment du 29 mars 2017,  et suivante) 
 
Dans le même temps, on apprend ce 23 août 2017 que le parquet de Nantes a ouvert une enquête après l'expulsion en urgence, manu militari, des exilés soudanais à l'abri dans une maison vide.  
Le parquet les poursuit pour " flagrant délit de violation de domicile", passibles d'un an de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 euros, en vertu de la loi portée par le PS, votée en juin 2015. 
Il faut s'interroger sur ces décisions du parquet nantais qui a déjà entériné l'impunité de policiers en classant également sans suite les plaintes des personnes éborgnées par des tirs de lanceurs de balle de défense le 25 février 2014. 
De la même manière les policiers auteurs de violences  ne seront à nouveau plus inquiétés par la justice. 
Ceux qui portent atteinte aux personnes bénéficient-t-il d'un régime spécial de faveur s'ils appartiennent à la police?
À l'inverse, le même parquet utilise la sévérité maximum contre des gens sans défense, au mépris du droit au logement pour tout être humain que les autorités françaises ne respectent même pas en condamnant des exilés à la rue. 
 
En cette fin d'été, l'Assemblée des blessé-es par la police dénonce également cette commande massive d'armes lancée le 5 août par le ministère de l'Intérieur, commande d'un montant hors taxes  de 22 millions d'euros de "grenades de maintien de l'ordre et moyens de propulsions à retard" pour des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et leurs lanceurs. Pour le gouvernement, la "guerre" est donc déclarée  contre la société civile qui voudrait s'indigner, s'organiser, manifester contre des mesures anti sociales et liberticides imposées à coup d'ordonnances.
Il y a déjà eu trop de blessé-es, certains gravement du fait de l'utilisation de ces armes par des policiers et gendarmes tout puissants. Rémi Fraisse en est mort et là non plus, la justice ne passe pas. 
Ce n'est pas admissible, stop à l'escalade de l'armement répressif des policiers.  


contact, Assemblée des blessés 44<assembleedesblesses44@gmail.com>;
 

Le gouvernement a lancé, le 5 août dernier, un appel d'offres pour une commande de "grenades de maintien de l'ordre" pour la police et la gendarmerie. Le document, publié sur le site des annonces de marchés publics et repéré par l'hebdomadaire Marianne, [et le Canard Enchainé, ndc] prévoit une commande de 22 millions d'euros pour des grenades lacrymogènes, fumigènes, assourdissantes et des lanceurs.

Cet appel d'offres -une obligation légale- court jusqu'à fin septembre et prévoit un contrat d'équipement pour 48 mois, soit quatre ans, non renouvelable. Le contrat conclu serait donc valable pour la quasi-totalité du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Comme le souligne l'hebdomadaire, cet appel d'offres intervient alors que des journées de mobilisation sont déjà prévues, en septembre, contre la réforme du droit du travail en préparation. L'année dernière, le conflit autour de la loi Travail avait engendré de nombreuses manifestations qui s'étaient achevées sur des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre.

En février 2016, le service de l'achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (SAELSI), qui gère les appels d'offres de ce type depuis 2014, avait déjà conclu un contrat de 5,57 millions d'euros avec une entreprise sarthoise, leader dans la fabrication des produits de maintiens de l'ordre, comme le rapportait Ouest-France.


lundi 5 juin 2017

# 5 militants Rennais ont été envoyés en détention mercredi 31 mai, dans le cadre d'une opération politico-policière. #

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Non ! Braquer une manifestation n'est pas un geste responsable. ##############################################

 # 5 militants Rennais ont été envoyés en détention ce mercredi 31 mai, dans le cadre d'une opération politico-policière. #
Mardi 30 mai, 6h, à Rennes. Des policiers font sauter des portes : bélier, boucliers, cagoules, armes de poing, fusils d'assaut. Des appartements sont retournés et sept personnes arrêtées.
Un mois plus tôt, lors d'une manifestation, un motard de la police nationale dégainait son arme de service et mettait en joue les manifestants qui lui hurlaient de baisser son pistolet.
# La manifestation Ni Le Pen Ni Macron du 27 avril 2017 #
Pendant l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, le 27 avril dernier, des rassemblements et des manifestations ont lieu dans toutes les grandes villes de France avec pour mot d'ordre "Ni Le Pen Ni Macron". À Rennes, le centre-ville est complètement bouclé et occupé par des centaines de policiers casqués et armés.
Malgré cela, 1500 à 3000 manifestants se retrouvent dans une ambiance festive. Afin d'éviter d'être nassés pendant plusieurs heures comme ce fût le cas lors de la manifestation précédente le 23 avril, le cortège s'élance dans un parcours improvisé. N'étant pas parvenu à empêcher la manifestation de se tenir, le dispositif policier se met en branle et tente à plusieurs reprises de bloquer et d'encercler la marche. Deux motards de la police nationale se positionnent sur le pont Féval, au-dessus des voies ferrées, afin d'anticiper le parcours des manifestants.
L'avant du cortège court en direction des deux policiers pour ouvrir la voie à la manifestation. Une des motos démarre, tandis que l'autre reste sur place. Des manifestants bousculeront le motard pour l'encourager à déguerpir. C'est à ce moment précis que celui-ci descend de son véhicule, saisit son arme de service et menace la foule en la mettant en joue. Face à cette réaction aussi disproportionnée qu'effrayante, les manifestants partent en courant pendant que certains s'époumonent en lui criant de baisser son arme. Finalement, il remontera sur sa moto et partira comme il aurait pu le faire dès le début. Il se fera reconnaître 1 jour d'ITT pour dommage « psychologique ». Fin de l'épisode « agression d'un motard en marge d'une manifestation à Rennes ».
Mais la pression policière s'est encore accrue contre la manifestation, avec trois arrestations arbitraires (notamment pour récupérer la caméra d'un manifestant). Elles donneront lieu à des accusations fantaisistes : des pierres ont été glissées dans les poches des manifestants pour trouver une raison de les embarquer en l'absence de faits réels à leur reprocher. La fin de la manifestation s'est soldée par une nasse à la Croix Saint Hélier, où les derniers lycéens présents ont subis des violences graves de la part des policiers.
Le communiqué de l'équipe médic' dénonce : « Plusieurs personnes ont été victimes de coups de pied dans les parties génitales, la cage thoracique, de clefs d’étranglement et de coups à la tête ».

# Nous ne nous laisserons pas intimider #
Toutes les autres tentatives de manifestations entre avril et mai avaient rapidement été écourtées par des violences policières, des nasses, des arrestations. Celle-là, voyait, en prime, la normalisation d’un geste insensé, à grand renfort de déclaration préfectorale et maintenant de montage judiciaire. Non ! Braquer une arme de poing sur une foule ne sera jamais un geste responsable, cette foule fut-elle en colère de se voir constamment réprimée pour avoir simplement essayée de manifester.
L’affaire qui se présente aujourd’hui n’est pas sans nous rappeler les modes opératoires de la police lors d’assignations à résidence, d’interdictions de manifester et d’autres arrestations fallacieuses dans le cadre des mouvements contre la loi Travail ou contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Nous percevons bien le double enjeu de ces opérations. D’un côté, il y a la répression de l’opposition politique afin d’assurer un début de quinquennat sans réaction, de l’autre, il y a l’augmentation et la consolidation de la marge de manœuvre des policiers.
Ce 31 mai, cinq des sept personnes arrêtées la veille ont été présentées devant le
tribunal en comparution immédiate, elles seront toutes envoyées en détention
préventive en attente de leur procès le 21 juin après avoir demandé un délai
pour préparer leur défense.
Ceci leur sera notamment reproché par la juge comme une preuve de leur 
« dangerosité » qui justifie un mandat de dépôt, tout comme l'usage de leur
droit de garder le silence en garde-à-vue.
Ce vendredi 2 juin, une des trois personnes arrêtées le jour même de la
manifestation passera elle aussi devant le juge
(cf http://rennes-info.org/Rassemblement-de-soutien-aux,8438)
 
. Nous qui prendrons part aux mouvements sociaux qui s’annoncent, et qui comprenons bien le message lancé par le pouvoir, nous affirmons notre solidarité avec les inculpés et exigeons l’abandon immédiat de toutes les poursuites dont ils font l’objet.
###### Il n'est pas question de nous laisser intimider et nous appelons dans un premier temps à prendre part au rassemblement de soutien au camarade arrêté le 27 avril, ce vendredi 2 juin à 16h devant la cité judiciaire, à l’occasion de son procès. D'autres actions de solidarité seront organisées dans les prochains temps. ######

Jeudi 8 juin, venez nombreux à la Chapelle, pour un concert de soutien aux cinq personnes incarcérées depuis mercredi dans l'affaire du motard de la police qui a tenu en joug la manifestation "Ni Le Pen ni Macron" du 27 avril dernier. Les concerts débuteront à 21h et devraient se terminer vers 2h du matin. Il y aura par ailleurs tout ce qu'il faut sur place pour se désaltérer. Les bénéfices de la soirée serviront à couvrir les frais des cinq incarcérés (avocats, mandas cash pour cantiner en taule, etc...)

(Le collectif contre la criminalisation du mouvement social –CoCoCRIMS- s'est formé à Rennes au printemps 2016 pour faire front contre la répression qui s'est abattue sur le mouvement contre la loi Travail, regroupant des organisations politiques et syndicales, des groupes et des individus)

dimanche 2 avril 2017

Appel à la solidarité financière

Loi Travail, des procès à Niort et à la Rochelle


Au printemps dernier, la loi Travail, dite Loi El Khomry a fait descendre plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues. De ce mouvement fort et déterminé, les media ne retiendront que les images "choc" des soi-disant "casseurs" et les files d'attentes aux stations-service. De notre côté, nous retenons surtout le nouveau seuil de violences policières atteint et les poursuites judiciaires contre nombre d'entre nous.

Dans la région Poitou-Charentes, pourtant si calme d'habitude, plusieurs personnes sont poursuivies pour des faits dérisoires et sous des prétextes plus fallacieux les uns que les autres.

Le 9 mars, une personne est arrêtée violemment à Niort après une manifestation ayant débouché sur l'ouverture du portail du MEDEF et l'occupation de sa cours par l'ensemble du cortège. On lui reproche des dégradations et des tags (au marqueur).

Suite à la manifestation du 12 mai à la Rochelle, deux personnes sont arrêtées, l'une violemment à la fin d'une manifestation ultérieure, l'autre à son domicile, après perquisition. On leur reproche d'avoir jeté des œufs de peinture sur la préfecture et sur la chaussée.

Ces événements, qui ne sont que la partie émergente de l'iceberg, nous montrent que la Police est partout, prête à frapper avec violence et virulence, n'hésitant pas à gazer et matraquer des militant-e-s et à débarquer chez elles/eux au petit matin pour assouvir sa soif de vengeance.

Dans ces deux affaires, l'État et le Patronat, qui sont deux des têtes de l'hydre que nous nous efforçons de combattre, sont les cibles. Il est, une fois de plus, important de faire remarquer que ces deux entités sont solidaires entre elles et se protègent mutuellement.

Les faits reprochés, ridicules, servent avant tout de prétextes pour arrêter et isoler des personnes connues des services de Police pour leur activité militante. Cela ne doit pas nous faire tomber dans de faux débats sur la soi-disant violence/illégalité de certaines de nos actions, mais au contraire, nous faire renforcer nos solidarités, notre unité face à la répression et aux violences d'État.

Contre la loi travail et son monde, contre la répression, contre les violences policières, Solidarité et Unité.


• RDV Mardi 16 mai à 8 heures 45 devant le TGI de Niort – 2 rue du Palais – pour un petit déj solidaire.


Legal Team Charente-Maritime/Deux-Sèvres
 antirep79@riseup.net

Solidarité financière : https://www.lepotcommun.fr/pot/khe84hnq
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Le 2 mars dernier, deux personnes ont été condamnées par le Tribunal de Grande Instance de la Rochelle.


• C a été condamnée à 200 euros d'amende pour dégradation et à 200 euros d'amende pour refus d'ADN

• T a été condamné à 50 jours-amende de 10 euros (soit 500 euros) pour dégradation et rébellion et à 200 euros d'amende pour refus d'ADN

• Les deux, ont été condamné-e-s à payer 548,20 euros de dommages et intérêts.

jeudi 2 février 2017

Interdiction de manifester à RENNES



Le Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes appelle à une :

 

MANIFESTATION POUR LE DROIT DE MANIFESTER
SAMEDI 11 FEVRIER 15 H
PLACE DE LA MAIRIE

 

Cet appel bizarre fait suite à la multiplication non moins bizarre des interdictions de manifester dans le centre-ville de Rennes depuis maintenant près d'un an. Sur décision concertée de la mairie et de la préfecture.

 

Nous en avons ras-le-bol que les sans-papiers et leurs soutiens se retrouvent interdit-e-s de visibilité et d'existence publiques parce que, chaque fois que nous déclarons une manifestation, la préfecture nous oblige à changer le parcours et nous balade dans des rues excentrées et sans passant-e-s. Donc stop.

 

Vous trouverez le tract en fichier joint. Il précise les modalités de la manifestation et les conséquences d'une présence policière nous empêchant de manifester.

 

Cette manifestation est bien entendu non déclarée.

 

Nous tenons à ce que les modalités de manifestation annoncées dans le tract soient respectées car l'objectif est le suivant :
récupérer un droit que nous avons collectivement perdu.

 

HELP !

 


Interdiction de manifester
au centre-ville de Rennes = STOP !

 

Depuis près d'un an, différents mouvements sociaux
subissent une interdiction de manifester dans le centre-ville de Rennes.

 

Sur décision concertée de la mairie et de la préfecture.

 

Ces mouvements sont obligés d'organiser des manifestations dites sauvages
ou des manifestations dites déclarées mais totalement contrôlées
par la préfecture qui impose des parcours dans des rues sans passant-e-s.

 

Durant ces manifestations, les dispositifs policiers sont démesurés et menaçants
dès qu'une manifestation, quel que soit son thème, défile autour du centre-ville.

 

RAS-LE-BOL !!!
Comme d'autres, les sans-papiers, les migrant-e-s, et leurs soutiens
n'ont plus accès au centre-ville pour manifester, revendiquer, EXISTER.

 

Le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes appelle donc à :

 

Manifestation pour le droit de manifester
le samedi 11 février à 15 h place de la mairie à Rennes

 

La manifestation ira place Ste Anne puis place Hoche puis place du Parlement. Elle distribuera des tracts, portera des banderoles,
criera des slogans dans un mégaphone. Et c'est tout.

 

Parce que nous en avons marre de subir des interdictions de manifester,
nous ne déclarerons pas aux autorités cette manifestation en centre-ville.

 

Si la police nous empêche de manifester, alors nous lancerons des occupations de tous les bâtiments publics relevant de la mairie ou de la préfecture.

 

A bon-ne-s entendeur-se-s, salut !

 

Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes
Rassemblement chaque mardi à 18 h place de la République.
Réunion ouverte à tous et toutes chaque mardi à 18 h 45 à la MIR, 7 quai Chateaubriand (sp35.org)