dimanche 2 avril 2017

Appel à la solidarité financière

Loi Travail, des procès à Niort et à la Rochelle


Au printemps dernier, la loi Travail, dite Loi El Khomry a fait descendre plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues. De ce mouvement fort et déterminé, les media ne retiendront que les images "choc" des soi-disant "casseurs" et les files d'attentes aux stations-service. De notre côté, nous retenons surtout le nouveau seuil de violences policières atteint et les poursuites judiciaires contre nombre d'entre nous.

Dans la région Poitou-Charentes, pourtant si calme d'habitude, plusieurs personnes sont poursuivies pour des faits dérisoires et sous des prétextes plus fallacieux les uns que les autres.

Le 9 mars, une personne est arrêtée violemment à Niort après une manifestation ayant débouché sur l'ouverture du portail du MEDEF et l'occupation de sa cours par l'ensemble du cortège. On lui reproche des dégradations et des tags (au marqueur).

Suite à la manifestation du 12 mai à la Rochelle, deux personnes sont arrêtées, l'une violemment à la fin d'une manifestation ultérieure, l'autre à son domicile, après perquisition. On leur reproche d'avoir jeté des œufs de peinture sur la préfecture et sur la chaussée.

Ces événements, qui ne sont que la partie émergente de l'iceberg, nous montrent que la Police est partout, prête à frapper avec violence et virulence, n'hésitant pas à gazer et matraquer des militant-e-s et à débarquer chez elles/eux au petit matin pour assouvir sa soif de vengeance.

Dans ces deux affaires, l'État et le Patronat, qui sont deux des têtes de l'hydre que nous nous efforçons de combattre, sont les cibles. Il est, une fois de plus, important de faire remarquer que ces deux entités sont solidaires entre elles et se protègent mutuellement.

Les faits reprochés, ridicules, servent avant tout de prétextes pour arrêter et isoler des personnes connues des services de Police pour leur activité militante. Cela ne doit pas nous faire tomber dans de faux débats sur la soi-disant violence/illégalité de certaines de nos actions, mais au contraire, nous faire renforcer nos solidarités, notre unité face à la répression et aux violences d'État.

Contre la loi travail et son monde, contre la répression, contre les violences policières, Solidarité et Unité.


• RDV Mardi 16 mai à 8 heures 45 devant le TGI de Niort – 2 rue du Palais – pour un petit déj solidaire.


Legal Team Charente-Maritime/Deux-Sèvres
 antirep79@riseup.net

Solidarité financière : https://www.lepotcommun.fr/pot/khe84hnq
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Le 2 mars dernier, deux personnes ont été condamnées par le Tribunal de Grande Instance de la Rochelle.


• C a été condamnée à 200 euros d'amende pour dégradation et à 200 euros d'amende pour refus d'ADN

• T a été condamné à 50 jours-amende de 10 euros (soit 500 euros) pour dégradation et rébellion et à 200 euros d'amende pour refus d'ADN

• Les deux, ont été condamné-e-s à payer 548,20 euros de dommages et intérêts.

jeudi 2 février 2017

Interdiction de manifester à RENNES



Le Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes appelle à une :

 

MANIFESTATION POUR LE DROIT DE MANIFESTER
SAMEDI 11 FEVRIER 15 H
PLACE DE LA MAIRIE

 

Cet appel bizarre fait suite à la multiplication non moins bizarre des interdictions de manifester dans le centre-ville de Rennes depuis maintenant près d'un an. Sur décision concertée de la mairie et de la préfecture.

 

Nous en avons ras-le-bol que les sans-papiers et leurs soutiens se retrouvent interdit-e-s de visibilité et d'existence publiques parce que, chaque fois que nous déclarons une manifestation, la préfecture nous oblige à changer le parcours et nous balade dans des rues excentrées et sans passant-e-s. Donc stop.

 

Vous trouverez le tract en fichier joint. Il précise les modalités de la manifestation et les conséquences d'une présence policière nous empêchant de manifester.

 

Cette manifestation est bien entendu non déclarée.

 

Nous tenons à ce que les modalités de manifestation annoncées dans le tract soient respectées car l'objectif est le suivant :
récupérer un droit que nous avons collectivement perdu.

 

HELP !

 


Interdiction de manifester
au centre-ville de Rennes = STOP !

 

Depuis près d'un an, différents mouvements sociaux
subissent une interdiction de manifester dans le centre-ville de Rennes.

 

Sur décision concertée de la mairie et de la préfecture.

 

Ces mouvements sont obligés d'organiser des manifestations dites sauvages
ou des manifestations dites déclarées mais totalement contrôlées
par la préfecture qui impose des parcours dans des rues sans passant-e-s.

 

Durant ces manifestations, les dispositifs policiers sont démesurés et menaçants
dès qu'une manifestation, quel que soit son thème, défile autour du centre-ville.

 

RAS-LE-BOL !!!
Comme d'autres, les sans-papiers, les migrant-e-s, et leurs soutiens
n'ont plus accès au centre-ville pour manifester, revendiquer, EXISTER.

 

Le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes appelle donc à :

 

Manifestation pour le droit de manifester
le samedi 11 février à 15 h place de la mairie à Rennes

 

La manifestation ira place Ste Anne puis place Hoche puis place du Parlement. Elle distribuera des tracts, portera des banderoles,
criera des slogans dans un mégaphone. Et c'est tout.

 

Parce que nous en avons marre de subir des interdictions de manifester,
nous ne déclarerons pas aux autorités cette manifestation en centre-ville.

 

Si la police nous empêche de manifester, alors nous lancerons des occupations de tous les bâtiments publics relevant de la mairie ou de la préfecture.

 

A bon-ne-s entendeur-se-s, salut !

 

Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes
Rassemblement chaque mardi à 18 h place de la République.
Réunion ouverte à tous et toutes chaque mardi à 18 h 45 à la MIR, 7 quai Chateaubriand (sp35.org)

 

 



mercredi 11 janvier 2017

Collectif Délinquants Solidaires


 

Collectif

DelitSolidariteFraternite@rezo.net

DELINQUANTS - SOLIDAIRES

 

Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants

La solidarité, plus que jamais un délit ?

janvier  2017

 

Bien sûr, la solidarité n'a jamais été inscrite dans aucun code comme un délit. 

Cependant, des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd'hui face à la justice.

Avec l'instauration de l'état d'urgence, et dans le contexte baptisé « crise migratoire », on assiste à une recrudescence de poursuites visant à empêcher l'expression de la solidarité envers migrants, réfugiés, Roms, sans-papiers... Au-delà, c'est le soutien à l'ensemble des personnes étrangères qui tend à devenir suspect, l'expression de la contestation des politiques menées qui est assimilée à de la rébellion et au trouble à l'ordre public.

La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers »[1],  mais toutes sortes d'autres chefs d''accusation servent désormais à entraver toute action citoyenne qui s'oppose aux politiques mises en œuvre. L'ensemble de ces intimidations, poursuites, condamnations parfois, visent donc bien en fait ce qui constitue de nouvelles formes du « délit de solidarité ». 

Dès 2009, les associations de défense des droits de l'Homme et de soutien aux étrangers avaient dénoncé le fait que le délit d'« aide à l'entrée, à la circulation et au séjour des étrangers en situation irrégulière », introduit à l'origine pour lutter contre ceux qui font commerce du trafic et de l'exploitation des étrangers, ait permis au fil du temps de sanctionner les « aidants » d'étrangers sans papiers, même agissant dans un but non lucratif. Si les peines prévues ne sont pas toujours appliquées, une telle réglementation a bien sûr un effet dissuasif sur celles et ceux qui refusent de se soumettre à des politiques hostiles aux étrangers.

 La mobilisation associative, à l'époque, a abouti à plusieurs réformes successives, dont celle du 31 décembre 2012 qui a été présentée comme la « suppression » du délit de solidarité. Il n'en est rien ; la nouvelle rédaction des textes se contente de préciser et augmenter les cas d'exemption de poursuites. Outre l'aide apportée à des parents, est autorisée l'aide qui aura seulement visé à « assurer des conditions de vie dignes et décentes à l''étranger » ou à « préserver la dignité ou l''intégrité physique de celui-ci ». Malgré tout, des personnes ayant manifesté leur solidarité avec des étrangers sans titre de séjour continuent d'être inquiétées - convocations à la police ou à la gendarmerie, gardes à vue, perquisitions, écoutes téléphoniques - voire poursuivies et parfois punies d'amende et emprisonnement.

Dans le même temps, des poursuites ont commencé d'être menées sur la base de textes sans rapport avec l''immigration.

  • Les délits d''outrage, d''injure et de diffamation, de rébellion ou violences à agent de la force publique sont utilisés pour défendre l''administration et la police contre celles et ceux qui critiquent leurs pratiques ;
  • Le délit d''« entrave à la circulation d''un aéronef », qui figure dans le code de l''aviation civile, permet de réprimer les passagers qui, voyant des personnes ligotées et bâillonnées dans un avion, protestent contre la violence des expulsions ;
  • La réglementation qui sanctionne l''emploi d''un travailleur étranger sans autorisation de travail a servi à inquiéter des personnes qui, hébergeant des étrangers en situation irrégulière, acceptent que leurs hôtes les aident à effectuer des tâches domestiques. 

Aujourd'hui, les motifs des poursuites se diversifient toujours plus. Tandis que les poursuites pour aide à l'entrée et au séjour ont repris de plus belle, de nouveaux chefs d'accusation sont utilisés pour condamner les actions solidaires :

  • La réglementation en matière d'urbanisme a été invoquée à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) pour demander la destruction d'abris pour migrants ;
  • Des textes sur l'hygiène ou la sécurité applicables à des locaux ont servi à empêcher des hébergements solidaires à St-Etienne ;
  • L'absence de ceinture de sécurité et d'un siège pour une fillette à bord d'un camion a permis la condamnation d'un aidant à Calais ;
  • L'intrusion dans des zones particulières, interdites pour cause d'état d'urgence, a été utilisée, à Calais également, pour sanctionner le regard citoyen ;
  • Le délit de faux et usage de faux est utilisé pour intimider des personnes qui ont voulu attester de la présence depuis plus de 48h de personnes dans un squat à Clichy ;
  • etc... 

Et, de plus en plus, le simple fait d'avoir voulu être témoin d'opérations de police, d'expulsions de bidonvilles, de rafles, peut conduire à une arrestation, sous couvert de rébellion ou de violences à agent. 

Ces procédés d'intimidation doivent cesser. Nous affirmons la légitimité du droit de regard des citoyens et des citoyennes sur les pratiques de l''administration, de la justice ou de la police. Nous voulons que soient encouragé·e·s celles et ceux qui se montrent solidaires des personnes en situation de précarité sans se soucier de savoir si elles sont ou non en situation régulière quant au séjour. Nous refusons que les populations visées par des politiques ou des pratiques xénophobes soient privées de soutien.  C'est l'avenir du principe même de solidarité qui est en jeu. 

Nous vous appelons tous et toutes à vous joindre au combat que nous, organisations syndicales et associatives et comités de soutien informels, avons décidé d'engager ensemble, au sein du collectif que nous avons constitué.



[1]    Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (Ceseda), articles L.622-1 et suivants

Organisations signataires :

ACORT (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie)

ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers)

AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)

Alternative Libertaire

Amoureux au ban public (Les)

Catred (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l'égalité des droits)

Cedetim/Ipam (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale)

Cnafal (Conseil national des associations familiales laïques)

Collectif national droits de l'Homme Romeurope

Comede (Comité pour la santé des exilés)

Comegas (Collectif des médecins généralistes pour l'accès aux soins)

Copaf (Collectif pour l'avenir des foyers)

Culture et Liberté

Emmaüs France

Fasti (Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s)

Fédération Entraide Protestante

Fnars (Fédération des acteurs de la solidarité)

Fondation Abbé Pierre

FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives)

Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigré·e·s)

La Cimade

LDH (Ligue des droits de l'Homme)

Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples)

Organisation communiste libertaire (OCL)

Secours Catholique

UJFP (Union juive française pour la paix)

Utopia 56

Associations locales 

·      Auvergne-Rhône-Alpes

RESF 63 (Puy-de-Dôme)

·      Bourgogne-Franche-Comté

Collectif Creusot-Autun des Droits de l'Homme

Les Amis du CADA (Digoin, Saône-et-Loire)

 ·      Centre-Val-de-Loire

La Cimade - groupe local de Blois

 ·      Hauts-de-France

ACC Minorités visibles (Dunkerque)

Adra Dunkerque

Arras solidarité réfugiés

Attac Artois

Care4Calais

Collectif de soutien à Jean Luc Munro

Équipe de soutien juridique de Dunkerque

Flandre Terre Solidaire

Fraternité Migrants Bassin Minier 62

La Fraternité (Bruay-la-Buissière)

L'Auberge des Migrants

Le Réveil Voyageur

Mrap Dunkerque

Planning familial Pas-de-Calais

Salam Nord/Pas-de-Calais

Terre d'Errance

Terre d'errance Flandres Littoral

·      Île-de-France

ASEFRR (Association Solidarité Essonne Familles Roumaines et Rroms)

Aset 93 (Association d'aide à la scolarisation des enfants Tsiganes)

Collectif de Vigilance Paris12 pour les droits des étrangers-RESF

Collectif Romeurope du Val Maubuée

Collectif Austerlitz et de l'assemblée citoyenne du 14ème

Collectif Parisien de Soutien aux Exilé-e-s 

Ecodrom 93

Hors la Rue

Observatoire Citoyen du CRA de Palaiseau

Romeurope 94

Turbulences Marne-La-Vallée

·      Normandie

Itinérance Cherbourg

·      Occitanie

Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu (Haute-Garonne)

Planning familial 48 (Lozère)

·      PACA

Beaux repères (Avignon)

Comité de Vigilance des Alpes Maritimes (COVIAM)

Habitat et citoyenneté (Nice)

MRAP Vaucluse

Roya citoyenne (La)

Tous migrants (Marseille) 

Organisations syndicales

Émancipation tendance intersyndicale

Fédération SUD Éducation

Fédération SUD Santé Sociaux

FERC CGT (Fédération de l'Éducation, de la Recherche et de la Culture)

SAF (Syndicat des avocats de France)

SNUipp-FSU (Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles et PEGC)

SNPES-PJJ-FSU (Syndicat National des Personnels de L'Éducation et du Social)

SUD Industrie Francilien

Syndicat de la Magistrature

Syndicat Général du Livre et de la Communication Ecrite CGT (SGLCE-CGT)

Union syndicale Solidaires

 
 

mercredi 7 décembre 2016

HALTE à la répression à Poitiers comme ailleurs !




HALTE À LA RÉPRESSION À POITIERS COMME AILLEURS !

Dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail qui s'est déployée partout en France de mars à juin, l'intersyndicale de Poitiers CGT-FO-FSU-Solidaires-CNT-UNEF-SGL avait appelé le 19 mai à une manifestation jusqu'à la gare, et décidé de mener une action d'occupation des voies ferrées. Cette action a été réalisée avec succès par plusieurs centaines de personnes pendant près de deux heures, et elle s'est déroulée jusqu'à la fin dans le calme et sans aucune dégradation, selon les modalités décidées par l'intersyndicale 86. Puis la manifestation a repris son cours jusqu'au parvis de la gare de Poitiers, où elle s'est dispersée.

Or onze personnes ont ensuite été convoquées au commissariat de police le 28 juin, dans le cadre d'une enquête sur « des faits d'entrave à la mise en marche ou circulation d'un véhicule de chemin de fer et autres ». Le choix de ces onze personnes semble correspondre à un ciblage politique, puisqu'elles sont en général désignées comme appartenant aux milieux anticapitalistes et libertaires – milieux stigmatisés par les pouvoirs publics poitevins depuis les événements d'octobre 2009 à Poitiers. Ce ciblage va donc dans le sens de ce que veut la préfecture ; celle-ci a en effet prétendu dans la presse, juste après la manifestation du 19 mai, que des « éléments ultragauche violents » étaient réapparus à cette occasion – sans pouvoir bien sûr apporter la moindre preuve de ses dires, notamment concernant la violence... et pour cause : Poitiers n'en a connu aucune lors du mouvement contre la loi travail. Enfin, l'appartenance de deux des convoqué-e-s à l'union syndicale Solidaires 86 montre que les pouvoirs publics veulent faire un exemple en s'attaquant à des militants syndicalistes très actifs dans les luttes actuelles et passées. Comme partout ailleurs en France, où des centaines de personnes ayant participé à la mobilisation contre la loi travail sont en butte à un harcèlement de la justice, après celui de la police.

Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une seule personne, sur les onze qui ont été convoquées fin juin, à ne pas avoir subi  une garde à vue – avec désormais comme chefs d'inculpation non seulement l'entrave à la circulation des trains, mais la mise en danger que celle-ci serait censée avoir représenté le 19 mai, ainsi que le refus des « relevés signalétiques » (photos, empreintes, prélèvement d'ADN) – soit des délits passibles de plusieurs milliers d'euros d'amendes et de plusieurs années de prison.

Alors, plus que jamais, restons déterminé-e-s, uni-e-s et mobilisé-e-s face à la criminalisation des mouvements sociaux et à la répression, en exprimant notre soutien aux militant-e-s convoqué-e-s ! Exigeons l'arrêt de toutes les poursuites à leur encontre, et dénonçons toute pénalisation des mouvements sociaux ainsi que toute tentative d'intimidation faite à l'encontre de personnes mobilisées contre la politique antisociale du gouvernement !