jeudi 21 mars 2019

DU 29 AU 31 MARS 2019, POUR TOU-TES NOS BLESSÉ-ES !,BLOQUONS L’USINE ALSETEX ET TOUTES LES USINES D’ARMEMENT DES FORCES DE L’ORDRE !


DU 29 AU 31 MARS 2019, POUR TOU-TES NOS BLESSÉ-ES !,BLOQUONS L'USINE ALSETEX ET TOUTES LES USINES D'ARMEMENT DES FORCES DE L'ORDRE !

DU 29 AU 31 MARS 2019, POUR TOU-TES NOS BLESSÉ-ES !
BLOQUONS L'USINE ALSETEX ET TOUTES LES USINES D'ARMEMENT DES FORCES DE L'ORDRE !

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Action à l'initiative de blessé-es, de leurs proches, de leurs soutiens et de collectifs contre les violences d'État.
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Dans le cadre du maintien de l'ordre en métropole et dans les territoires d'outre-mer, l'État français a recours à un arsenal militaire sans commune mesure avec celui utilisé par ses voisins européens. Il est le seul à utiliser des grenades et un des rares à tirer sur la foule avec des balles de gomme.

Cette usage légitime de la violence était jusqu'alors réservé aux quartiers populaires et aux mouvements de révolte. L'histoire de l'après-guerre est rythmée par une violence systémique qui nous a amené à faire le constat suivant : sur les 20 dernières années, les forces de l'ordre françaises ont mutilé en moyenne 2 à 3 personnes par an et en ont tué en moyenne 15 chaque année.

Mais depuis le mois de novembre 2018, face à l'ampleur et la spontanéité du soulèvement des Gilets Jaunes, la violence de l'État à l'égard des manifestations s'est considérablement durcie, faisant naître une prise de conscience collective des violences policières. Trois mois de révolte intense ont démontré, par une hécatombe sans précédent, que le facteur principal déterminant la violence d'État, c'est le caractère potentiellement révolutionnaire d'un mouvement de révolte.

Pourtant, sans être partie prenante du mouvement, Zineb Redouane a été tuée à Marseille, visée à sa fenêtre du quatrième étage par une grenade lacrymogène tirée en plein visage.

Également, trois personnes ont été éborgnées par des tirs de LBD à la Réunion dans les deux premières semaines de la révolte, suivies de 17 autres en métropole, dont 2 lycéens de 15 et 16 ans et 1 collégien de 14 ans.

Cinq personnes se sont fait arracher une main par des grenades GLI F4 à Paris, Tours et Bordeaux.

Plusieurs centaines d'autres ont été grièvement blessées, dont les deux tiers à la tête.

Et malgré ce carnage, aucun mot, aucun regret, aucune excuse de la part des autorités. Au contraire, la répression se fait chaque jour plus féroce et le ministre de l'intérieur, au comble du cynisme, explique à des enfants dans une mise en scène télévisée comment tirer au LBD.

Le maintien de l'ordre protège l'État et non le peuple, il est à la fois un placement politiquement rentable pour le pouvoir, apeuré par sa chute possible, et un commerce juteux.

L'État français se vante en la matière d'un savoir faire et d'une doctrine développés dans les anciennes colonies et sur les territoires d'outre-mer, et inspirées depuis les années 1980-90 par les théories sécuritaires et logiques commerciales agressives des idéologues au service du complexe militaro-industriel étasunien (hypothèse de la vitre brisée, brigades antigang et d'intervention en civil, armes sublétales, militarisation de la police).

La France achète et utilise des armes chimiques (proscrites par les conventions internationales sur les terrains de guerre) : les grenades lacrymogènes.

La France achète, vend et utilise des armes de guerre : les grenades GLI F4, les grenades de désencerclement…

La France achète et utilise des munitions qui mutilent : les cartouches à destination des Lanceurs de balles de défense de 40 et 44 mm (Flash Ball SuperPro et SuperPro2, LBD 40, Kann 44, Riot Penn Arms).

L'État français offre des milliards d'euros à sa police et aux marchands de mort, tandis que son système de santé est en faillite, que son système social est en faillite, que son système éducatif est en faillite, que son système de transports sert à nous taxer alors qu'il devrait être gratuit (pour le peuple et pour l'environnement) et que les grandes entreprises qui servent l'État refusent de payer des impôts, d'augmenter les salaires et de baisser le temps de travail, et cela alors même que le chômage bat des records.

Les augmentations d'impôts contre lesquelles nous nous battons servent à payer les armes qui répriment nos révoltes, alors il est temps de frapper là où le bât blesse.

Bloquer le complexe militaro-industriel français, c'est bloquer l'économie de mort de ce système.

POUR ZINEB REDOUANE, POUR LES BLESSE-ES, POUR TOU-TES CELLES ET CEUX MORTES DE S'ETRE REVOLTE-ES, DU 29 AU 31 MARS 2019, BLOQUONS L'USINE ALSETEX.

ET POUR TOU-TES CELLES ET CEUX QUI NE POURRONS VENIR DANS LA SARTHE, NOUS APPELONS A BLOQUER TOUS LES SITES SUIVANTS :

 
  • VERNEY CARRON : fabrique pistolets Flash-ball, grenades de désencerclement – 54 Boulevard Thiers, 42002 Saint-Étienne
  • NOBEL : fabrique grenades lacrymogènes – 5 Rue du Squiriou, 29590 Pont-de-Buis-lès-Quimerch
  • SAPL : fabrique grenades de désencerclement, gazeuses, matériels de maintien de l'ordre – La Ferté Fresnet, Le Biot, 61550 La Ferté-en-Ouche
  • REDCORE : fabrique lanceurs de balles de défense, grenades de désencerclement – Technellys Bât C – 165 rue de la Montagne du Salut, 56600 Lanester
  • BGM : distributeur des lanceurs de 40 mm (LBD40 et lanceurs multicoups Penn Arms) – 15, Route de Meaux, Le Bois-Fleuri, 77410 Claye-Souilly
  • MSA : fabrique matériels de maintien de l'ordre (casques, boucliers…) – ZI Sud, 01400 Chatillon sur Chalaronne
  • PROTECOP : fabrique matériels de maintien de l'ordre – 2194 Route de Thiberville, 27300 Bernay
  • RIVOLIER : commercialise et importe les armements étrangers en France – Z.I. Les Collonges, 42173 Saint-Just-Saint-Rambert
  • SECURITE TIR EQUIPEMENT : commercialise et importe les armements étrangers et français destinés au maintien de l'ordre – 477, Chemin de l'Avenir, 13300 Salon de Provence
  • CENTRE D'EXPERTISE ET D'APPUI LOGISTIQUE : test et homologation des armes destinées au maintien de l'ordre – 168 rue de Versailles, 78150 Le Chesnay
  • BANC NATIONAL D'EPREUVE ET D'HOMOLOGATION : test et homologation des armes destinées au maintien de l'ordre – ZI Molina Nord, 5 rue de Méons, 42002 Saint Etienne
  • ETABLISSEMENT LOGISTIQUE DE LA POLICE : ZI Buxerolles, 1 rue Faraday, 87000 Limoges
  • NOBEL : siège social – 57 rue Pierre Charron, 75008 Paris : fabrique les système de mise à feu des grenades lacrymogène
  • BRÜGER & THOMET : fabrique les lanceurs de balles de défense de 40 mm – Tempelstrasse 6, CH-3608 Thun
 

PRECISION : même si les événements venaient à être supprimés des réseaux sociaux (pressions des autorités), les rassemblements seront maintenus dans tous les cas. A chacun-e de s'organiser localement pour parvenir jusqu'aux sites, pour s'y rassembler selon les modalités qui lui conviendront et pour prendre ses précautions pour que tout se passe au mieux pour lui/elle.

Prévoyez de partir de chez vous 40 minutes à l'avance et de vous garer à 30 minutes à pieds du lieu de rassemblement s'il devait être difficile de se rendre en voiture sur place ou de s'y garer. Organisez vous pour ne pas garer votre véhicule sur le bas-côté de la chaussée, mais sur des chemins vicinaux où le stationnement ne gêne pas. Si les sites devaient être inaccessibles, nous invitons à bloquer les axes qui y mènent ou à se rassembler sur la place principale du village ou de la ville la plus proche.


lundi 24 décembre 2018

DESARMONS LA POLICE

NOUS, BLESSÉS PAR DES GRENADES ET DES LANCEURS DE BALLES DE DEFENSE


NOUS, personnes blessées et mutilées par le Lanceur de Balles de Défense de 40 millimètres,

Nous, personnes blessées et mutilées par des grenades GLI F4 et de désencerclement (DMP),

Nous, personnes proches et soutiens de personnes blessées et mutilées par des armes de police,

Nous, avocat(e)s portant les plaintes et requêtes de personnes gravement blessées par des armes de police devant les juridictions pénales, civiles et administratives,


DÉNONÇONS

  • la violence extrême exercée par les forces de l'ordre à notre encontre et à l'encontre de l'ensemble des manifestant-es au cours des mois de novembre et décembre 2018,

  • l'utilisation systématique qui a été faite de grenades explosives (GLI F4 et DMP) et du LBD 40 lors des actions et manifestations de « gilets jaunes », ainsi que des manifestations lycéennes, dans le but de blesser grièvement

    des manifestants au visage et d'intimider la population, de la dissuader par la peur d'exercer son droit de manifester,

  • le déni des représentants politiques par rapport à la réalité de la violence que nous avons subie et les messages de soutien exprimés systématiquement à l'attention des forces de l'ordre, quand bien même de nombreuses personnes ont été grièvement blessées,

    AFFIRMONS

  • que les principes de nécessité, de proportionnalité de l'usage des armes et de riposte graduée ne sont pas respectés,

  • que l'identification des policiers, et donc des porteurs d'armes, est rendue impossible par des pratiques systématiques de camouflage et de dissimulation (absence de matricule, tenues civiles, port de cagoules et de casques de moto ou de skateboard, absence d'écussons et de brassards...)

  • que les moyens de force intermédiaire (armes dites « à létalité réduite ») introduites par la Loi de Sécurité Intérieure de 2003 (flashball, grenades de désencerclement, lanceurs de balles de défense), ainsi que les grenades à effet de souffle (GLI F4) sont classés par la réglementation comme armes de guerre et présentent une dangerosité certaine.

  • que ces armes sont utilisées hors des cadres réglementaires. Leurs porteurs ne sont bien souvent pas à l'arrêt au moment du tir, ne visent pas uniquement les membres inférieurs, supérieurs ou le torse mais atteignent des manifestants en pleine tête, que leur formation ou leur habilitation n'est pas rapportée et qu'ils utilisent ces armes hors de tout cadre de légitime défense ou d'état de nécessité.

EXIGEONS

  • l'interdiction immédiate et définitive des pistolets dits Flash-ball et lanceurs de balles de gomme de 44 mm, des Lanceurs de balles de défense de 40 mm et des grenades de désencerclement DBD / DMP 95, ainsi que les grenades GLI-F4, par la force publique dans les opérations de maintien de l'ordre

  • la publication de l'inventaire complet des stocks de ces armes en dotation chez les forces de l'ordre françaises

  • la publication des expertises balistiques de ces armes et de l'ensemble des rapports produits sur les armes en dotation chez les forces de l'ordre françaises par le Centre de Recherche, d'Expertise et d'Appui Logistique (CREAL) et par le Bureau de l'Armement, des Munitions et des moyens de Protection (BAMP)

  • la publication de toutes les instructions relatives à l'utilisation de l'ensemble des lanceurs de Flash-Ball 44 mm, de LBD 40 et de leurs munitions, des grenades DBD / DMP 95 dites de "désencerclement" et de la grenade GLI F4,

  • la garantie d'une impartialité totale de la part des agents de l'IGPN lorsqu'il s'agit d'enquêter sur les conditions des blessures et à l'occasion des auditions de victimes.

  • l'évaluation et la prise en compte systématique du préjudice psychologique (ITT psychologiques) par les Unité Médico-Judiciaires (UMJ)

  • la compensation automatique par l'État à hauteur de 100 % des frais médicaux engagés par les blessés jusqu'à la stabilisation du préjudice

    Pour plus d'informations :

    assemblee-blesses [a-rot-basse] riseup.net 


jeudi 5 juillet 2018

LA POLICE TUE AU BREIL : COMMUNIQUÉ DE L’ASSEMBLÉE DES BLESSÉS PAR LA POLICE


LA POLICE TUE AU BREIL : COMMUNIQUÉ  DE L'ASSEMBLÉE DES BLESSÉS PAR LA POLICE

Mardi 3 juillet au soir, un jeune homme est mort. Bubakar, 22 ans, a été abattu par un CRS au Breil, au nord de Nantes. 

Alors qu'il était au volant, un tir à balle réelle dans le cou lui a ôté la vie. Tous les témoins directs de la scène parlent d'un tir « à bout portant » alors qu'il n'y avait aucun danger pour les forces de l'ordre.


L'assemblée des blessés rappelle :

1- Que les événements du Breil allongent dramatiquement le bilan des dommages causés par la police en Loire-Atlantique. En quelques mois, il s'agit du deuxième décès à Nantes lors d'une opération de police. Par ailleurs, trois manifestants ont été gravement blessés au visage dans les manifestations du printemps. Un manifestant a eu la main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Plusieurs centaines d'autres ont été blessés à des degrés divers par les armes de répression. Notre département est devenu un véritable laboratoire des violences policières.

2 – Que les tirs à balles réelles se sont banalisés. Un récent rapport de l'IGPN évoque une augmentation de 54% des tirs par arme à feu dans la police en 2017. Une évolution considérable, directement liée à la « présomption de légitime défense » dont disposent désormais les policiers. C'est dans ce contexte que Bubakar a été abattu. Le sentiment de présomption d'un policier peut donc faire cesser une vie à tout moment.  

3- Que le drame du Breil est la conséquence de la militarisation du maintien de l'ordre. Depuis 20 ans, le nouvel arsenal répressif habitue les policiers à viser, à tirer, à presser sur la détente et à atteindre le plus précisément leurs cibles humaines. Avec les Flash-Ball, puis les LBD 40, l'acte de faire feu en direction d'individus, qui était jusqu'alors exceptionnel, s'est banalisé. A présent, il arrive de plus en plus fréquemment que les armes à feu remplacent les balles en caoutchouc. 

4- Que le tireur fait partie des très nombreux CRS que la maire de Nantes, Johanna Rolland, a demandé en renforts en septembre dernier. Depuis, ces effectifs, en surnombre, multiplient les patrouilles, les violences, les contrôles dans les quartiers populaires, et la répression des manifestations.

Enfin et surtout, l'assemblée des blessés par la police envoie tout son soutien aux proches de Bubakar et appelle à ce que cessent l'impunité et la militarisation des forces de l'ordre.



dimanche 1 juillet 2018

Gardes à vue du lycée Arago: une plainte pour faux vise un commissaire




Gardes à vue du lycée Arago: une plainte pour faux vise un commissaire

Par

La garde à vue d'un photographe indépendant arrêté au lycée Arago, le 22 mai à Paris, a donné lieu à un PV falsifié, selon son avocat. Une plainte pour « faux en écriture publique » vient d'être déposée contre le signataire, un commissaire divisionnaire.

Cinq heures dans un bus surchauffé, sans pouvoir boire ni aller aux toilettes. Deux nuits de garde à vue, et parfois encore une nuit au dépôt. Des droits notifiés tardivement. Des familles sans nouvelles. Les arrestations de 102 jeunes manifestants, dont 40 mineurs, effectuées le 22 mai au lycée Arago, dans le XIIe arrondissement de Paris, ont suscité une indignation légitime.

Colère d'autant plus forte que ces jeunes ont été poursuivis pénalement pour « participation délictueuse à un attroupement » et « intrusion dans un établissement scolaire » (ce second délit ayant été créé sous Nicolas Sarkozy), cela dans une volonté affichée de réprimer le mouvement lycéen et étudiant mobilisé contre Parcoursup.

Pour essayer de justifier auprès du parquet le retard important dans la notification des droits des personnes gardées à vue, la préfecture de police avait argué de « circonstances exceptionnelles et insurmontables engendrant une notification tardive des mesures et exécution des droits afférents ». Le parquet de Paris avait, pour sa part, évoqué des retards dus au dispatching entre agplusieurs commissariats de Paris et de la petite couronne, ainsi que le fait que quelques jeunes aient refusé de donner les coordonnées de leurs parents.

Il semble en fait que les services de police aient mal pris en charge le grand nombre de personnes gardées à vue et aient tenté de camoufler les entorses faites à la procédure pénale.

L'avocat d'un photographe indépendant arrêté dans le lycée Arago alors qu'il effectuait son travail vient ainsi de déposer une plainte pour « faux en écriture publique », contre un commissaire divisionnaire ayant rédigé l'« avis parquet » de placement en garde à vue de son client. Me Vincent Ollivier a adressé cette plainte au doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris lundi 25 juin, selon des informations obtenues par Mediapart.Le photographe en question, qui travaille pour le collectif La Meute, a été arrêté le 22 mai à 20 h 20 dans le lycée Arago, et ses droits ne lui ont été notifiés que le lendemain à 2 h 50, soit 6 h 30 plus tard, alors qu'ils auraient dû l'être immédiatement. Pour justifier les « circonstances exceptionnelles et insurmontables » qui ont provoqué ce retard, le commissaire divisionnaire explique dans son « avis parquet » que les CRS lui ont présenté « environ 90 personnes » arrêtées à Arago, alors qu'il se trouvait à son service, la Sûreté territoriale de Paris, sis boulevard Bourdon (IVe arrondissement). Le PV est prétendument rédigé et signé à 21 h 40. 

Premier argument du commissaire : « Le véhicule de transport de l'interpellé a été encerclé par les manifestants et de ce fait n'a pu quitter les lieux immédiatement. » Deuxième argument : « Le lieu de l'interpellation est éloigné de plusieurs arrondissements du commissariat central du XIIe arrondissement, et la circulation est bloquée sur plusieurs grands axes entre ces deux points. »

Or aucun des gardés à vue n'a été transféré boulevard Bourdon, contrairement à ce qu'indique le PV, relève Me Ollivier. En outre, le tampon apposé sur la signature en bas du PV est celui de la Brigade des réseaux ferrés, sise rue de l'Évangile, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Comment un commissaire de police se prétendant dans son service dans le IVe arrondissement aurait-il pu signer un PV sur lequel figure le tampon d'un autre service, situé dans le XVIIIe arrondissement ?

L'avocat remarque par ailleurs que le lycée Arago n'est situé qu'à un kilomètre du commissariat central du XIIe, contrairement à ce qui est indiqué sur l'« avis parquet ». Par ailleurs, le photographe a été transféré uniquement dans les locaux de la rue de l'Évangile dans le XVIIIe, ce que l'auteur du PV ne pouvait ignorer. Enfin, aucun encerclement du bus où se trouvaient une soixantaine de jeunes interpellés n'a été constaté par les mis en cause et les témoins. En fait, à l'heure où le PV était censé être rédigé, 21 h 40, le bus se trouvait déjà sur le parking de la Brigade des réseaux ferrés, dans le XVIIIe, où il restera de longues heures avec ses occupants entassés à l'intérieur.

Conclusion de Me Ollivier : ce PV est un faux intellectuel et matériel, qui vise à éviter l'annulation des gardes à vue et du reste de la procédure. Le signataire de ce document litigieux, le commissaire divisionnaire Vincent Lafon, chef de la Sûreté territoriale de Paris, était auparavant en poste au commissariat d'Aulnay-sous-Bois, où ses méthodes de travail ont été critiquées lors de « l'affaire Théo », faisant alors ressurgir une condamnation plus ancienne qui date de ses années à la Bac. Sollicité mercredi 27 juin par Mediapart, Vincent Lafon n'a pas donné suite.


Selon l'un de ses collègues, tous les policiers mobilisés pour les gardes à vue du 22 mai (128 personnes arrêtées en tout, dont 102 dans le lycée Arago) ont été envoyés rue de l'Évangile, où « seuls les locaux du Centre de traitement judiciaire étaient assez grands pour faire face à l'afflux de personnes arrêtées ». « Le papier à en-tête utilisé pour l'avis parquet est celui de la Sûreté territoriale, et la Marianne [le tampon officiel – ndlr] est celle que l'on trouve sur place rue de l'Évangile », ce qui ne remettrait pas en cause sa licéité.

Quant au contenu de « l'avis parquet » lui-même, il aurait été décidé par les policiers en accord avec le parquet, pour autoriser les gardes à vue alors que les horaires légaux étaient dépassés. « Il faut aussi comprendre que 128 gardes à vue en plus de l'activité quotidienne des commissariats, qui sont déjà bien chargés, c'est difficilement gérable », ajoute ce policier.

samedi 21 avril 2018

Conférence de presse assemblée des blessés 19 Avril 2018




L'assemblée des blessés par la police a tenu une conférence de presse le jeudi 19 avril  devant la préfecture de Nantes, avec des soignants présents à Nantes et sur la ZAD. Depuis le 9 avril, début des expulsions sur la zone, nous comptabilisons plus de 300 blessés, dont de nombreux gravement.
Ci-joint :
- Le livret récapitulant les armes utilisées et les blessures causées
- Une photo de l'action menée : un dépôt devant la préfecture des grenades tirées sur la ZAD.
- Un premier retour de Ouest-France sur l'action.

mercredi 4 avril 2018

Nantes "fab-lab" de la répression policière


Observatoire nantais des libertés
Communiqué
Nantes, le 3 avril 2018

 

Respecter le droit de manifester

 

L'Observatoire nantais des libertés est présent aux différentes manifestations afin de regarder l'exercice du droit de manifester.

 

Une manifestation avait lieu ce samedi 31 mars à Nantes, dernier jour de la trêve hivernale, à l'appel parallèle de différentes organisations associatives et syndicales, de personnes et de deux collectifs : une Assemblée du 31 mars et un Collectif logement. La manifestation partie de Commerce a parcouru Miroir d'eau, rues Henri IV et Sully, Préfecture, cours des Cinquante Otages et Olivier De Clisson.

 

Comme c'est le cas pour différentes manifestations depuis plusieurs mois, celle-ci a été très fortement encadrée par deux rangs de policiers casqués avec boucliers, certains matraque en main ; une nouvelle fois, l'hélicoptère de la gendarmerie était présent. 

 

Les organisateurs avaient annoncé que le parcours se terminait devant l'ancienne maison de retraite occupée rue Maurice Sibille - Ouest-France et Presse-Océan 29 mars.

Lorsque pour y aller la manifestation a emprunté la rue Kervégan, la police a empêché par la force de l'emprunter en donnant des coups et arrachant au passage des banderoles et un pied de biche géant en carton transportés par des manifestants. La police a lancé des grenades lacrymogènes et la manifestation été refoulée à la croisée des trams. Des manifestants ont alors voulu passer par le Cours Franklin Roosevelt toujours pour aller rue Maurice Sibille. De nouveau, la police a lancé des grenades lacrymogènes. Des personnes allées à la rencontre de la police ont appris que celle-ci avait décidé que la manifestation n'avait pas le droit de se rendre rue Maurice Sibille et devait se disloquer place du Bouffay.
Il apparaît alors que la police n'a pas pris contact avec les organisateurs avant ou au moment de la manifestation pour dire que le lieu annoncé de fin de manifestation n'était pas autorisé. Il n'est pas acceptable que police et Préfecture décident par la force du lieu de dispersion d'une manifestation plutôt que par la concertation.

Plus tard, en fin d'après-midi, alors que des personnes s'étaient regroupées tranquillement devant l'ancienne maison de retraite, la police s'est postée aux deux côtés de la rue et est de nouveau intervenue en lançant au moins une grenade de désencerclement.

L'Observatoire nantais des libertés considère que dans ces deux situations, la police n'a pas accompli sa mission de manière proportionnée et adaptée. La Préfecture a une double mission de maintien de l'ordre public : protéger les personnes - y compris les manifestants - et les biens et faire respecter les libertés dont le droit de manifester. L'Observatoire nantais des libertés demande que la police accomplisse cette mission de service public de manière proportionnée et adaptée.
 
Ces situations font écho à d'autres, comme celle de policiers contre des lycéens rassemblés devant le lycée Jean Perrin à Rezé pour en bloquer l'entrée le 22 mars au matin : des lycéens ont été frappés à coup de matraque sans qu'aucun heurt préalable n'ait pu être constaté.

Par ailleurs, il a été rapporté à l'issue de la manifestation de samedi et la presse en a parlé ce jour qu'un jeune migrant a été pris dans une voiture et malmené par plusieurs personnes non identifiées. II a porté plainte et la lumière doit être faite sur cette affaire.

L'Observatoire nantais des libertés avec les associations Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l'Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l'Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l'Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse. ONL@rezocitoyen.net

vendredi 9 mars 2018

[Bordeaux - 17 mars 2018] Journée internationale contre les violences policières

 ​« Mur contre l’oubli »
Hommage aux victimes de violences policières
Bordeaux – Samedi 17 mars 2018

13h30 – Place Camille Julian

 
Respirez plus fort
que le souffle du bourreau

A toutes les victimes de la police au dessus des lois
soumises aux contrôles d’identité abusifs - asphyxiées - insultées - mutilées - électrocutées - contrôlées au faciès - gardées à vue abusivement - matraquées - étouffées - battues à mort - abattues par balles - fouillées systématiquement noyées - violées - tasées - meurtries par Flash-Ball - humiliées - politique du chiffre - politiques sécuritaires - délits d’outrage et de rébellion surexploités - falsifications ou disparitions de preuves - mises en danger ou tuées par des courses poursuites - dépouillées - menacées par des tirs à balles réelles - suicidées par les matons - pratiques policières meurtrières - crimes racistes - impunités policières - mépris des familles ... il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de l'état d'urgence
discrimination - ciblage des musulmans - perquisitions administratives massives, disproportionnées et non motivées - forces de l’ordre cagoulées - interventions traumatisantes devant des enfants - ouverture par la force de la porte sans justification - usage de la contrainte ou atteinte aux biens disproportionnés - refus d’accès à des lieux publics - licenciements - perte des habilitations professionnelles - mise en isolement de détenus - assignations restreignant la liberté d’aller et venir - régime très lourd de pointage et de main- tien à domicile - assignations sur notes blanches - contrôles d’identité généralisés et discrétionnaires - fouilles de bagages et visites de véhicules massivement utilisées - gravité des atteintes aux libertés - interdiction de manifester ou de se réunir (IMR) - interdictions de séjour pour les manifestants - utilisations assumées de l’état d’urgence pour maintenir l’ordre - port d’armes permanent pour les policiers - mesures permanentes restrictives des libertés - suspension de l’état de droit ... iil faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de la répression des manifestant-es-s
blessées - mutilées - brûlées - gazées - matraquées - nassées - pourchassées - frappées à terre - plaquées au sol - menacées - estropiées par Flash-Ball - contrôlées - touchées par tir tendu de grenade lacrymo. - menottées et frappées au visage - touchées par projectile - mises en joue - interpellées - humi- liées en garde à vue - délits d’outrage et de rébellion surexploités - empêchées de filmer - non assistées et non exfiltrées - comparutions immédiates - repoussées violemment - passées à tabac - interdites de séjour, de manifester ou de se réunir - emprisonnées - amendes - intimidations et harcèlements judiciai- res - poursuites abusives ... il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de la chasse aux migrant-es-s
traquées - harcelées - chassées - stigmatisées - délit de solidarité - enfermées - emprisonnées sans avoir commis de délit - harcèlement policier - humiliées - parquées - mineurs abandonnés - enfants disparus - droit d’asile remis en cause - exclues - expulsées - reconduites violemment aux frontières - France condamnée plusieurs fois par la CEDH - privées de liberté - fichées - test osseux - centres de rétention anxiogènes et traumatisants - volées - confinées - déshumanisées - couvertures confisquées - victimes de racisme - enfermement croissant des enfants - dignité bafouée - démantèlements violents de camp - stig- matisées - niées dans leur identité et leur expérience - violées - tuées - exploitées - frappées - prostituées - barbelés - sans logement - frontières - barbelés - murs - frontex ... il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes de la société de contrôle
réseaux-socialisées - vidéo-surveillées - géo-localisées - fichées - espionnées - fouillées - présumées coupables - manipulées - formatées - loi renseignement - marchandisées - écoutes téléphoniques - IMSI- catcher - autocensure - lanceurs d’alerte réprimés - saisie de données de messagerie électronique - scan- nées - désinformées - flashées - métropolisées - numérisées - piratées - criminalisées - exilées - intercep- tion de correspondances électroniques - smartphones - bracelets électroniques - caméras piétons - FNAEG - drones - prélèvements ADN - disparition du juge d'instruction indépendant - big data - techni- ques intrusives - collectes massives de données - surveillance généralisée - Edward Snowden - algorith- mes - contrôle de la pensée, des corps et du portefeuille - TES - données biométriques - évitement du processus parlementaire - mouchards - objets connectés - Big Brother - instrumentalisation de la peur - identification et contrôle permanents - loi numérique - violation de la vie privé-e... il faut que ça cesse ! 

L’Etat policier, les crimes impunis, les violences, les répressions... Ça commence à se savoir... Il faut que ça cesse ! 

A toutes les victimes 

Solidairement le collectif Contre Les Abus Policiers à vos côtés
C.L.A.P33 - Collectif contre Les Abus Policiers


 
Tract à télécharger sur le site du CLAP




Communiqué du collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33

En solidarité avec le Collectif Opposé aux Brutalités Policières, initiateur il y a 21 ans de ces journées anti-répression à Montréal ;
https://www.cobp.resist.ca/fr/node/7498
https://www.cobp.resist.ca/fr/category/dossiers/15-mars-journ-e-internationale-contre-la-brutalit-polici-re

En solidarité avec la marche contre les violences policières, la chasse aux sans papiers, aux migrant.e.s... à Paris le 17 mars 2018 ;
https://paris.demosphere.eu/rv/58569

En solidarité avec les familles endeuillées qui réclament et vérité et justice avec force et dignité ;
https://www.bastamag.net/Les-policiers-francais-ont-abattu-18-personnes-en-2017

En solidarité avec toute personne frappée, violée, humiliée, mutilée,  insultée, toujours contrôlée, arrêtée arbitrairement, emprisonnée arbitrairement, amendée à l’outrage etc… ;
http://www.sudouest.fr/2017/09/28/le-nombre-de-plaintes-contre-la-police-a-fortement-augmente-en-2016-3815412-4697..php

En solidarité localement et en focus :

- avec les étudiant-e-s matraqué-e-s le 6 mars dernier dans un amphi de la fac de La Victoire ;
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/bordeaux-confrontation-musclee-entre-etudiants-policiers-1436247.html
https://rue89bordeaux.com/2018/03/tensions-coups-matraque-a-luniversite-bordeaux-victoire/

- avec le comité Vérité et Justice pour Adama Traoré 33 ;
https://fr-fr.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

notre collectif rendra hommage à toutes les victimes de violences policières, samedi 17 mars 2018 à Bordeaux.

Nous vous donnons rendez-vous à 13h30, place Camille Julian, pour une action pacifique et non violente : " Le mur contre l’oubli "
https://youtu.be/k7WMUrj2rug

Lire/Imprimer le tract qui sera distribué :
http://data.over-blog-kiwi.com/1/49/06/20/20170310/ob_0daf9c_a-nos-victimes.pdf

Pour porter plainte contre les forces du désordre :
http://clap33.over-blog.com/2018/03/guide-juridique-comment-porter-plainte-contre-la-police.html

Parce qu’il faut qu’ça se sache ! Parce qu'il faut qu'ça cesse !
Le collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33
Le 9 mars 2018
collectif.clap33@gmail.com
http://clap33.over-blog.com/

-- 
collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html